Les employeurs ont un rôle à jouer

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Les employeurs ont un rôle à jouer

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«On ne veut pas empêcher les jeunes de travailler. Mais il y a peut-être un nombre d'heures à travailler», souligne Michel Fleury, directeur général de la chambre de commerce de Cowansville.

photo Janick Marois

Cynthia St-Hilaire
La Voix de l'Est

(Cowansville) Le diplôme d'études secondaires devrait être une condition d'embauche. Le groupe de travail sur le décrochage scolaire Partenaires Brome-Missisquoi Partners voudrait que chaque entreprise ait cette exigence dans un proche avenir.

Une vingtaine d'organismes siègent à ce groupe de travail qui se réunit une fois par mois depuis un peu plus d'un an. Le taux de décrochage élevé dans la région a motivé la démarche. À Massey-Vanier, au secteur anglophone, 39,4 % des jeunes décrochent. Dans le secteur francophone la proportion chute à 21,6 % puis à l'école Jean-Jacques-Bertrand à Farnham, le taux est de 12,6 %.

 

En conférence de presse, hier matin, le groupe a annoncé la phase 1 de son plan d'action. D'ici la fin de l'année, une campagne de sensibilisation sera menée dans les commerces et les entreprises pour les inciter à favoriser la conciliation travail-études. «On ne veut pas empêcher les jeunes de travailler. Mais il y a peut-être un nombre d'heures à respecter, souligne Michel Fleury, directeur général de la chambre de commerce de Cowansville. Les jeunes ne devraient pas travailler plus de 11 heures par semaine. Un des problèmes du décrochage, c'est le nombre d'heures travaillées en plus des cours.»

Sans la nommer, M. Fleury a cité l'exemple d'une entreprise qui l'an dernier a embauché une dizaine de jeunes de Massey-Vanier pour les congédier à peine quelques semaines plus tard. «En mai, l'entreprise a embauché les jeunes à un bon salaire. Ils ont lâché l'école pour y travailler à temps plein, relate le directeur général. Lorsque le «rush» est passé, ils ont tous été congédiés. Ils se sont retrouvés sans emploi ni chômage en plus d'avoir perdu leur année scolaire.»

Pauline Lazure, coordonnatrice du groupe de travail, se chargera de la campagne de sensibilisation. Une subvention de 60 000 $ du pacte rural a permis l'embauche de Mme Lazure.

Parents et enseignants sont aussi une cible pour cette année. «Il faut informer les parents de l'importance de s'impliquer dans l'éducation de leur enfant, soutient Michel Fleury. Quand j'étais jeune, je disais mon école. J'ai 54 ans. Aujourd'hui, les jeunes disent l'école. Il faut que le sentiment d'appartenance soit développé.»

Le comité espère qu'à long terme ces efforts convaincront les employeurs d'exiger le diplôme d'études secondaires.

 

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