Avec 15 autres médecins, infirmières, techniciens médicaux et spécialistes dentaires de l'armée canadienne, la jeune femme a vécu et travaillé sur le USNS Comfort, joignant du même coup un équipage de l'armée et de la santé publique des États-Unis, les autorités médicales des pays hôtes et des organisations non gouvernementales (ONG) pour offrir des soins médicaux et dentaires et de l'aide humanitaire dans ces pays souvent mal desservis.
Ce week-end, le bateau fera escale en Colombie où l'équipe du caporal Morin sera remplacée par un nouveau groupe de 14 militaires canadiens, qui poursuivront la mission Continuing Promise jusqu'au 31 juillet prochain. Mme Morin sera donc de retour chez elle, près de Saint-Jean-sur-Richelieu, au cours des prochains jours.
Jointe sur le navire hier après-midi, Valérie Morin a pu répondre aux questions de La Voix de l'Est via courriel. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne regrette pas une seconde de son aventure. «Plusieurs personnes m'avaient parlé de cette mission et je ne pouvais pas faire autrement que d'être volontaire. C'est une des meilleures expériences de ma vie», écrit-elle.
Accueillis comme des rois
Les Américains, raconte la militaire de 29 ans, les ont accueillis comme des rois. «L'ambiance était super. Ils apprécient vraiment le travail que nous avons fait.» Elle n'est d'ailleurs pas près d'oublier le moment où ses collègues américains ont interprété l'hymne national du Canada en leur honneur!
Parmi ses meilleurs souvenirs, Valérie relate également la partie de hockey que les Canadiens ont remportée contre leurs voisins du Sud. «Et bien sûr les moments passés à traiter les patients», ajoute-t-elle.
Dans ce contexte, chaque escale l'a profondément touchée. «Nous devons chaque fois refuser des gens qui nous supplient de les traiter. Mais nous devons quitter pour un autre pays. C'est déchirant...»
Surtout en Haïti, où elle a vécu un véritable «choc culturel». «Les gens là-bas ont vraiment besoin de nous et sont très heureux de notre présence.»
Vivre loin de ses proches durant plusieurs semaines n'est pas facile non plus, affirme-t-elle. «C'est difficile d'être séparée des gens qu'on aime - je suis jumelle en plus! -, mais l'expérience en vaut vraiment la peine. Ma famille comprend que cette mission, par exemple, était quelque chose que je voulais vraiment faire. Ils sont heureux pour moi», confie celle dont l'amoureux est originaire de Granby.
Valérie Morin n'a pas d'autre mission étrangère en vue pour l'instant. Son prochain séjour, moins exotique direz-vous, elle le fera la semaine prochaine à Cowansville, histoire de faire la bise aux membres de sa famille!












