Une citoyenne a remis à La Voix de l'Est des photos d'un dépotoir illégal à l'angle des rues Simonds et Denison Ouest, la semaine dernière.
L'accès au terrain où se trouvent deux bâtiments de tôle abandonnés se fait par la rue Denison. Une barrière de fer et de barbelés en bloquait autrefois l'accès. Celle-ci est aujourd'hui brisée.
Les détritus ne sont pas visibles de la rue. De hautes herbes et des arbres les cachent. Des sacs remplis de gazon, des tas de branches, une quantité importante de vieux pneus, des matériaux de construction et même des sacs à ordures sont empilés un peu partout sur le terrain. À l'intérieur de l'un des bâtiments, un ancien garage, traînent des déchets.
Le directeur du service d'urba-nisme à la Ville de Granby, Daniel Naud, ignorait que des gens utilisaient ce terrain pour y jeter leurs déchets. «Je vais envoyer quelqu'un voir, a-t-il lancé. Si c'est le cas, le propriétaire du terrain va devoir nettoyer. Quelqu'un ne peut pas opérer un dépotoir.»
Le terrain du 800 Denison Ouest appartient à Donald Parenteau un résidant d'Austin. M. Parenteau investit et loue des propriétés industrielles. Son bureau est situé à Drummondville. L'homme d'affaires n'a pas retourné l'appel logé par La Voix de l'Est à son domicile.
Le terrain est présentement en vente. Une pancarte Remax est installée. Les agents d'immeubles mandatés par M. Parenteau ont aussi ignoré le message laissé par La Voix de l'Est.
Une pratique qui s'étend
Au début d'avril, La Voix de l'Est rapportait l'existence d'un dépotoir illégal sur des terrains appartenant à la Ville et à Agropur dans le parc industriel. La Ville n'a pas tardé à nettoyer les lieux après avoir été informée qu'un amas de décombres s'y trouvait. La Ville et Agropur se sont partagé les coûts du nettoyage.
«Est-ce que ce sont les mêmes personnes qui changent d'endroit?» s'est questionné Daniel Naud lorsqu'informé qu'une pratique semblable avait lieu au 800 rue Denison Ouest.
Payer pour s'en débarrasser
Pour se débarrasser des matériaux de construction, les gens doivent les apporter chez Sani-Éco à Granby ou à l'entreprise d'enfouissement Roland Thibault à Sainte-Cécile-de-Milton. Un tarif minimum de près de 40 $ est imposé. La facture grimpe ensuite en fonction du nombre de tonnes apportées.
Quant aux pneus usagés, les consommateurs peuvent les déposer chez n'importe quel vendeur. «À l'achat, les gens paient une consigne de 5 $ pour pouvoir les rapporter», souligne Paul Sarrazin, préfet de la MRC de la Haute-Yamaska.
M. Sarrazin admet que la collecte des matériaux de construction n'est pas parfaite pour l'instant. L'implantation d'écocentres sur le territoire au cours des prochaines années permettra aux gens de se départir gratuitement de ces matériaux. Un écocentre devrait voir le jour cette année à Waterloo et en 2010 à Granby.











