Les flammes se sont déclarées dans un bâtiment du chemin Houde où les récoltes de carottes et d'oignons étaient entreposées, vers 3h30, dans la nuit de lundi à hier. Un espace était aussi occupé par le bureau de l'entreprise.
C'est le système d'alarme qui a alerté les sapeurs et le propriétaire des Fermes Farnham, William Max. «Ça réveille mal, a-t-il indiqué, hier matin, lorsque La Voix de l'Est l'a rencontré sur les lieux du sinistre. C'est plate.»
À l'arrivée des sapeurs, le brasier était important. «Les flammes sortaient par les corniches. C'était déjà un embrasement généralisé», indique le lieutenant Patrick Morin, du service des incendies de Farnham.
Le feu courait dans une bâtisse. Il a rapidement gagné un deuxième bâtiment connexe. «On a essayé de sauver une partie de la bâtisse, mais avec les caisses de bois et les pelures d'oignons, ça s'est propagé. C'est très inflammables», explique le lieutenant Morin.
La chaleur était si intense que la structure métallique des bâtiments s'est recroquevillée sur elle-même et du coup, a fait tomber les murs.
Les bâtiments servaient à l'entreposage des légumes de la récolte de la saison dernière et à leur emballage avant qu'ils soient expédiés à des grossistes de la région métropolitaine.
Tâche ardue
Les pompiers de Farnham ont fait appel à leurs collègues de cinq services avoisinants pour éteindre le brasier. Environ une cinquantaine de sapeurs ont combattu les flammes.
Huit camions-citernes les ont alimentés en eau puisqu'aucune borne-fontaine n'est installée dans ce secteur rural. Le sinistre a été maîtrisé vers 6h.
Les sapeurs ont fait appel à une pelle mécanique pour poursuivre leur travail. Celle-ci s'est chargée de tasser les débris pour leur permettre d'éteindre les foyers d'incendie inaccessibles.
La cause du sinistre sera difficile à établir «vu l'état des bâtisses», affirme le lieutenant Morin. «Ça venait près de l'entrée électrique, donc ça serait un incendie d'origine électrique», enchaîne-t-il.
Pertes financières
Le propriétaire des Fermes Farnham estime que les pertes se chiffrent en millions. En plus des bâtisses et de ses inventaires, il perdra les revenus assurés par la vente des légumes.
«Malheureusement, ça affectera nos ventes. Mes clients ne pourront pas attendre pour avoir de la marchandise», a fait valoir William Max.
La dizaine de travailleurs affectés à l'emballage des légumes se retrouvent temporairement sans emploi.
M. Max n'a pas l'intention de s'apitoyer sur son sort. Dès que la question des assurances sera réglée, les bâtisses seront reconstruites.
L'entreprise de Sainte-Sabine en est à son troisième sinistre depuis sa création, dans les années 1950. À l'automne 1999, un feu avait rasé un bâtiment. Quelques années plus tôt, au printemps 1990, un premier bâtiment avait été la proie des flammes.











