Malgré cela, le pathologiste du CSSSHY, Robert Nicholson, se fait rassurant. Il serait très étonné que les nouvelles analyses mènent à des résultats différents de ceux obtenus dans le laboratoire de pathologie de l'hôpital.
Il se base sur les résultats obtenus par l'hôpital de Granby dans le cadre de l'étude menée par le Dr Louis Gaboury et qui a suscité une vive controverse au cours des dernières semaines. Selon le rapport du Dr Gaboury, il y aurait de 15 % à 20 % d'erreurs dans certains tests effectués pour identifier le traitement le plus approprié pour la malade.
"Le Dr Gaboury nous a envoyé des lames avec une multitude d'échantillons. Tout le monde (les autres labos de pathologie participant à l'étude) les a analysés. Notre score était quasiment de 100 %", explique le pathologiste, qui travaillait hier à l'hôpital de St-Jérôme.
Dans un cas précis, les résultats obtenus à Granby correspondaient à 96 % à ceux du CHUM (Centre hospitalier universitaire de Montréal). Il s'agissait, précise-t-on, de cas équivoques qui, lorsqu'ils se présentent à l'hôpital de Granby, sont acheminés à l'Hôpital général juif de Montréal pour les soumettre à une analyse supplémentaire.
Le Dr Nicholson insiste sur la qualité de l'appareil utilisé à Granby pour colorer les lames qui seront ensuite examinées par les pathologistes pour expliquer les bonnes performances du laboratoire.
Procédure revue
Certains tests de pathologie effectués à Granby seront repris parce que le laboratoire de l'établissement ne faisait pas appel à un contrôle de qualité externe en vertu des critères fixés par le ministre Bolduc.
"Ce qu'on appelait un contrôle de qualité externe, selon les critères du ministère, ça n'en est pas", explique Ghislain Blanchette, coordonnateur des laboratoires. L'établissement a depuis remédié à la situation, sans quoi il ne pourrait plus faire d'analyses de pathologie.
Au Québec, 2100 tests réalisés entre le 1er avril 2008 et le 1er juin 2009 devront être refaits. On ignore encore combien de patientes atteintes du cancer du sein dans la région seront touchées.
Les femmes concernées seront appelées en juillet par un professionnel de la santé, probablement une infirmière, indique Marie-Claude Bélanger, chef du programme de lutte contre le cancer. On leur expliquera la situation et on demandera leur approbation à ces nouveaux tests, précise-t-elle.
Les patientes n'auront pas à se présenter à l'hôpital puisque les tests seront réalisés à partir des tissus déjà prélevés et conservés au laboratoire, précise M. Blanchette. Les analyses seront refaites dans un centre qui sera désigné par le ministère de la Santé.
Mme Bélanger invite les femmes atteintes de cancer du sein qui sont inquiètes à s'adresser à Info-santé ou à leur infirmière pivot qui pourra répondre à leurs questions.











