Le cas de rage au volant s'est produit à l'heure du lunch. Selon les informations dévoilées par les policiers, la jeune victime est montée dans sa Toyota, alors qu'un copain prenait le volant de sa propre voiture.
À l'extérieur du terrain de l'établissement scolaire, la victime suivait la voiture de son camarade. Une automobile de marque BMW les précédait. À un moment, le conducteur de la BMW a signalé son intention d'effectuer un virage à gauche.
Le camarade de la victime l'a alors dépassé par la droite. La victime, elle, a vu la BMW à la dernière minute. Pour éviter une collision, elle s'est rangée dans l'accotement et est même montée sur le trottoir, provoquant un vacarme.
Le conducteur de la BMW n'a visiblement pas apprécié, pensant peut-être que sa voiture avait été endommagée par celle de la victime. Il s'est alors mis à la pourchasser.
"Le conducteur de la BMW l'a dépassé et lui faisait signe de se tasser dans l'accotement, mais le conducteur a refusé", raconte le lieutenant Richard Burcombe, directeur du département des enquêtes à la SQ Brome-Missisquoi.
À quelques rues de là, la victime aurait toutefois été contrainte d'immobiliser sa voiture. "La passagère de la BMW est débarquée et a grafigné le conducteur", illustre le lieutenant Burcombe.
Le conducteur furieux est à son tour sorti de sa voiture, a bousculé la fille qui l'accompagnait et a assené un violent coup de poing au visage de la victime, qui s'est aussitôt mise à saigner du nez.
C'est finalement l'ami du malheureux qui a mis fin à la rage du conducteur en lui demandant de cesser ses gestes violents. Le duo s'est enfui.
Le jeune homme de cinquième secondaire a porté plainte aux policiers. Ses parents l'auraient conduit à l'hôpital, mais son état n'aurait pas nécessité une hospitalisation.
La SQ a fait savoir qu'elle pourrait bientôt procéder à l'arrestation du chauffard et de sa passagère. Le conducteur fera face à des accusations criminelles pour les gestes qu'il a commis, indique le lieutenant Burcombe.
Il estime qu'il est peu fréquent que des cas de rage au volant se traduisent par de la violence physique. On rapporte davantage de cas de violence verbale, indique Richard Burcombe.











