En tête, le résidant de la rue Richelieu, Pascal Bonin, très actif depuis quelques semaines dans l'opposition au projet, s'est à nouveau présenté au micro pour notamment faire part à l'assemblée d'incohérences qu'il a notées en regard de la refonte du réglement d'urbanisme au fil des dernières années, en plus de répéter qu'il aurait "préféré que la population soit consultée plutôt que mise devant un fait accompli".
À la fin de son allocution, M. Bonin a annoncé qu'il s'agissait là de son dernier passage devant le conseil et qu'il consacrerait désormais ses énergies au recours collectif que des citoyens du quartier comptent intenter contre la municipalité.
Rappelons que le mécontentement de ce groupe de contribuables est né du changement de zonage (de vert à commercial) du parc Richelieu et de la vente subséquente du terrain à Aliments Ultima, qui pourra désormais procéder à un agrandissement majeur. Les récriminations concernent essentiellement la sécurité, vu le nombre accru de camions lourds qui devraient désormais circuler dans le secteur, ainsi que le bruit lié aux installations existantes et projetées.
Résolution
En cours de réunion, le conseil municipal a adopté une résolution afin de déposer au cours des prochains jours une contre-offre de vente s'élevant à quelque 816 000 $ à Aliments Ultima. De cette somme, 100 000 $ seraient destinés au réaménagement des espaces verts inutilisés par l'agrandissement.
Bien que le document de cette offre n'ait pas été distribué hier soir, le maire Goulet a assuré que la seule modification significative à la proposition initiale concernait la distance entre la rue et le mur coupe-son qui devra être aménagé. De 50 pieds, ce mur devra désormais être reculé à 75 pieds, laissant du coup une bande également longue de 451 pieds destinée à des espaces verts. Le mur coupe-son devra par ailleurs être d'une hauteur minimale de 10 pieds et devra cacher entièrement l'arrière des véhicules de transport.
Selon Richard Goulet, l'affaire pourra être considérée comme classée si Ultima accepte cette offre de la Ville, mettant ainsi fin à plusieurs semaines de conflits avec des résidants du quartier.
"Pour moi, le dossier est clos, a-t-il résumé. Je ne sais pas sur quoi le recours collectif sera basé s'il se concrétise, mais c'est le choix des résidants s'ils veulent en faire un. Ce que je sais par contre, c'est que tout ce que la Ville a fait était parfaitement légal. Ultima a toujours été un citoyen corporatif exemplaire et s'est engagé à corriger le problème de bruit. En fait, je pense même que l'aspect final sera plus intéressant pour les résidants qu'il ne l'est actuellement!"
Par ailleurs, un problème de camions stationnés sur la rue Richelieu a également été soulevé hier soir, ce à quoi le maire a promis de voir dès aujourd'hui.
Il a été impossible de s'entretenir avec Pascal Bonin afin d'en savoir davantage sur le recours collectif à venir.











