Du sperme contenant «toutes les caractéristiques» de l'ADN de l'accusé a en effet été retrouvé entre les cuisses et sur le caleçon de l'enfant de neuf ans au lendemain des derniers actes reprochés.
C'est ce qu'a affirmé le biologiste judiciaire François Julien, hier, appelé à la barre en tant que témoin expert au procès du Granbyen de 48 ans.
M. Moynan est accusé d'avoir agressé et violé à plusieurs reprises le fils de la femme qu'il a fréquentée au début de 2003. Il a plaidé non coupable.
Une thèse mise à mal, hier, alors que M. Julien a décrit les résultats de l'analyse d'échantillons prélevés sur la peau et les vêtements du plaignant le 18 mai 2003.
«Je suis convaincu que (ces traces de sperme) correspondent au profil de M. Moynan, a dit M. Julien. Il n'y a aucun doute dans mon esprit. Il est tout partout.»
Questionné à savoir si ces traces pouvaient avoir été faites par le frottement d'un vêtement contre un autre, le biologiste a répondu que «ce serait impossible». «Pas avec les deux prélèvements identifiés.»
Il clame son innocence
L'accusé a aussi été invité à témoigner, en après-midi, à la demande de son avocat, Me Christian Raymond. Il a de nouveau clamé son innocence.
«Ce n'est pas vrai, je ne l'ai jamais touché, a dit M. Moynan du box des accusés. Et le soir du (17 mai 2003), il ne s'est rien passé.»
Le défendeur a plutôt laissé entendre que l'enfant a tout manigancé parce qu'il avait refusé de partager avec lui la cigarette imbibée d'huile de cannabis qu'il a fumé ce soir-là.
En contre-interrogatoire, l'avocat de la Couronne, Me Claude Robitaille, a soulevé que M. Moynan n'avait, à l'époque, même pas le droit de se retrouver seul en compagnie d'un enfant de moins de 14 ans.
Le Granbyen était alors sous le coup d'une interdiction de la cour. Il sortait de deux ans de prison pour avoir abusé sexuellement de deux de ses neveux et de deux de ses nièces.
Le procès doit se terminer aujourd'hui avec les plaidoiries des avocats. C'est la deuxième fois que M. Moynan est poursuivi pour ce crime.
La Cour d'appel avait annulé le premier procès, en 2004, statuant que l'accusé n'avait pas disposé d'assez de temps pour se trouver un avocat.











