«C'est le plus gros samedi de l'histoire de l'exposition, assure Denis Fausse, président de Voitures anciennes de Granby. Samedi, il y a eu plus de 3 250 voitures sur le site.»
Les nombreux vendeurs et exposants qui ont croisé M. Fausse au cours de la fin de semaine ont été unanimes: jamais, au cours de l'histoire de l'événement, n'avaient-ils vu autant de gens sur le site du parc Daniel-Johnson.
À preuve, en début d'après-midi, des voitures étaient stationnées presque jusqu'au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin tellement les visiteurs étaient nombreux.
«Il y avait du monde partout, dit-il. Même les commerçants m'ont dit avoir connu des ventes records. Je pense qu'il ne s'est jamais vendu autant de grosses pièces, des moteurs, des différentiels et des transmissions, depuis que l'événement existe. Il y a même un gars qui vend des petites autos qui m'a dit que, dans les journées de vendredi et samedi, il a vendu plus de jouets que dans tout le reste de son été!»
Comme M. Fausse l'avait lui même indiqué, le succès de son exposition de voitures anciennes reposait presque uniquement entre les mains de Dame nature cette année.
Quant au nombre précis de visiteurs, il ne sera pas connu avant quelques semaines encore.
«On a eu droit au plus beau samedi de l'été, dit-il. Les gens ont tellement été contraints d'annuler leurs activités à cause du mauvais temps cet été que samedi, quand ils ont vu qu'il faisait beau, ils en ont profité pour sortir. Ça a tellement été bon que, même si dimanche il a plu et que beaucoup de gens ont quitté le site plus tôt, on devrait connaître une aussi bonne année qu'à l'habitude.»
Moins profitable
Si beaucoup de commerçants disent avoir fait des affaires d'or samedi, lors de l'International Granby, quelques-uns n'ont pas connu autant de succès.
«Ça fait 22 ans que je viens ici et je dirais que c'est loin d'être une bonne année, mentionne Luc Blanchette de Saint-Honoré, en Beauce. Il y a beaucoup de gens, mais ils ne dépensent pas. Ça doit être à cause de la récession. Quoique les vieilles plaques d'auto se vendent encore très bien.»
Malgré tout, l'homme de 70 ans et son épouse Yvette, qui transportent chaque année depuis 1988 des centaines de pièces de voitures anciennes et de babioles qu'ils étalent sur une table à quelques dizaines de mètres de la Yamaska, ne regrettent en rien leur périple jusqu'à Granby.
Ce n'est pas l'appât du gain qui motive le couple à revenir dans les Cantons-de-l'Est, année après année.
«On est à la retraite, explique Mme Blanchette. Pour nous, venir ici, c'est comme aller en vacances. On rencontre plein de gens, on côtoie des amis qu'on croise souvent lors d'expositions d'autos, on dort à l'hôtel. On ne vient pas ici pour faire fortune.»
«Ce qui compte, c'est qu'il en reste un peu quand on repart», conclut Luc Blanchette.











