Le retour de vacances de Charlevoix a été difficile pour Marcel Hervieux, le propriétaire du Bistro à Marcel et des Fours du Roy. Ses deux commerces ont été lourdement endommagés lors d'un incendie suspect survenu vendredi dans un immeuble locatif situé au 322 Principale. L'aire d'entreposage et de préparation pour sa boutique de produits naturels, notamment, a été complètement détruite.
Depuis qu'il a constaté l'étendue des dommages, l'homme est déchiré entre la colère et la tristesse. "C'est très difficile à prendre. J'ai perdu tous mes équipements et mes produits. Ce sont des pertes aux alentours de 700 000 dollars. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que je ressens."
Au-delà des dommages subis, c'est surtout l'idée qu'il s'agisse d'un incendie criminel qui provoque la colère de M. Hervieux. "Il semble que ce soit un incendie criminel. Ça apporte une autre dimension à l'affaire. On se met alors à chercher une personne qui pourrait nous détester à ce point", indique celui qui se considère tout de même chanceux de posséder des assurances.
L'incendie aurait débuté dans un conteneur de papier situé à l'arrière du bâtiment. La valve d'une bonbonne de propane à proximité aurait ensuite sauté, ce qui aurait permis aux flammes de se propager au toit de l'immeuble.
M. Hervieux est convaincu que le sinistre est l'oeuvre d'un gang de jeunes à la recherche de sensations fortes. Son fils, dit-il, a vu deux ou trois jeunes dans dans une voiture filant à toute vitesse dans un stationnement à l'arrière de l'immeuble. Ce dernier, qui habite tout près du commerce familial, s'est présenté sur les lieux peu de temps après le déclenchement de l'incendie. L'information a été transmise aux policiers.
"Les jeunes n'ont pas mesuré l'ampleur des dommages que ça allait causer ou bien ce sont des malades", lance Marcel Hervieux.
À la sûreté municipale de Granby, en l'absence des enquêteurs, personne n'était en mesure hier de répondre à nos questions.
Repartir à zéro?
Le propriétaire des Fours du Roy, qui a ouvert son commerce en 1980, avoue qu'il sera difficile de repartir à zéro, d'autant plus que l'établissement était maintenant bien connu en ville.
"On a reçu de beaux témoignages. Les clients avaient un grand attachement à notre commerce. Mon épouse va continuer de servir sa clientèle au niveau de la naturothérapie, mais pour le reste, nous sommes en réflexion quant à l'idée de repartir en affaires ou non."
"Il semble que ce soit un incendie criminel. Ça apporte une autre dimension à l'affaire. On se met alors à chercher une personne qui pourrait nous détester à ce point."










