«Quelqu'un qui votera pour moi, votera pour que l'on reste avec la MRC de la Haute-Yamaska, insiste le président de Micronicks, une école de formation en circuits imprimés. Je ne vois aucun avantage à ce changement de MRC. C'est un projet inutile et dommageable. C'est une dépense folle.»
Mais si la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, renonce au changement de MRC, M. Duchesne assure qu'il ne sera pas candidat à la mairie pour les élections municipales du 1er novembre.
«Nous poursuivrons le processus de changement de MRC, a répondu Pauline Quinlan qui a paru surprise en apprenant qu'elle aurait un opposant. La population s'est prononcée en faveur de ce changement, rappelle-t-elle. Maintenant que la ministre a pris sa décision, les gens nous font confiance.»
Dépense de 1 M $
Selon l'information qu'il détient, le comptable de formation prétend que le départ de Bromont de la MRC de la Haute-Yamaska pour joindre celle de Brome-Missisquoi coûtera au moins 1 M $ aux Bromontois. «J'aimerais connaître les arguments pesants et valables de Mme Quinlan pour expliquer ce changement, demande-t-il. On ne peut pas changer toutes les structures en raison d'un conflit de personnalité entre Mme Quinlan et le maire de Granby, Richard Goulet. Et puis la route des vins, on va pouvoir l'emprunter même si on reste avec la MRC de la Haute-Yamaska», ajoute-t-il.
Sur le plan du développement économique, M. Duchesne consi-dère que Granby et Bromont ont beaucoup plus d'affinités que Bromont et Cowansville. Le candidat trouve absurde que Bromont ait sa société de développement économique et Granby, sa corporation de développement. «Ça n'a aucun bon sens que Bromont et Granby fassent chacun de leur côté leur démarchage pour atti-rer des entreprises. Et que chacun ait son incubateur industriel, déplore-t-il. En changeant de MRC, Bromont paie pour s'exclure du développement économique de Granby.»
Erreur historique
Devenir maire de Bromont ne faisait pas partie des aspirations professionnelles de l'ancien enseignant au cégep de Granby. «Mais je veux essayer d'éviter une erreur qui sera historique, avance-t-il. Ce changement mettra fin à 40 ans d'entente entre Granby et Bromont.»
La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, a amorcé en février 2006 des démarches pour joindre la MRC de Brome-Missisquoi. Le 2 mars dernier, la ministre Nathalie Normandeau a donné le feu vert à ce changement qui doit être effectif le 1er janvier 2010. En trois ans, aucun Bromontois n'a manifesté publiquement son opposition au projet. Pourquoi le faire maintenant? «J'ai déjà dit à Mme Quinlan que je n'avais aucune opinion sur le changement de MRC. Je ne savais pas trop ce que c'était une MRC. Pour moi, c'était un gouvernement de plus, admet M. Duchesne. Mais quand tu te rends compte que c'est un regroupement qui favorise le développement économique, qui s'occupe de la gestion des poubelles et qui se préoccupe de questions d'environnement, c'est une autre paire de manches.»
Gilles Duchesne a participé à la formation du comité Action Bromont 2009, ce printemps, avec André Fournier, Michel Champagne et Raymond Arcand. Ce comité milite contre le changement de MRC. «Ce sont des gens que j'aurais aimé avoir avec moi au conseil municipal, mais ils vont plutôt surveiller mes actions, lance-t-il. C'est important qu'il y ait un comité pour critiquer et vérifier les décisions de la Ville.»











