«Ça ressemble à un piège, ce débat organisé par M. Boucher. On nous propose de venir débattre dans une salle payée par son parti, sans même qu'on ait établi des règles claires. Ça peut avoir beaucoup de conséquences un débat, il faut absolument que ça soit fait dans les règles», explique Ghislain Côté, agent officiel du parti Vision Saint-Césaire. Le chef du parti, Serge Gendron, dénonce également la tournure des événements. «Moi, je serais bien d'accord avec un débat, mais faut être sûr que c'est un événement impartial, souligne-t-il. C'est vraiment pas clair ce que M. Boucher veut faire, alors pour l'instant, on ne participe pas.»
Yvon Boucher défend, quant à lui, son initiative. «J'ai approché M. Gendron, il y a deux semaines. De notre côté, on était prêt à changer de formule et de date, mais ils ont refusé de participer à cet événement. Avec toutes les affirmations qu'ils font sur notre parti, c'était l'occasion de confronter nos idées. Je suis triste qu'il n'y ait pas de débat.» Voyant les hésitations de ses adversaires, le maire sortant aurait contacté la directrice du Centre d'action bénévole de Saint-Césaire, Louise Belleau, pour qu'elle s'occupe de la soirée de mardi.
L'agent officiel de Vision Saint-Césaire confirme avoir eu des échanges avec Mme Belleau, mais considère que le problème reste entier. «Le Centre d'action bénévole nous propose toujours la même salle louée par le parti de M. Boucher et on ne nous a toujours pas donné de directives claires par écrit. On ne sait même pas qui va être modérateur!», s'offusque M.Côté.
La Voix de l'Est a tenté d'obtenir des détails sur la tentative avortée du Centre d'action bénévole de tenir un débat. Mme Belleau n'a cependant pas rappelé.
Les deux candidats indépendants qui briguent également la mairie semblent, pour l'instant, avoir été laissés de côté dans l'organisation du débat. «Mme Belleau m'a appelé, je l'ai rappelée, mais je n'ai pas eu de nouvelles depuis plusieurs jours, explique Dorothée Gingras. Ce que je demande c'est les questions à l'avance et un endroit neutre, si on m'offre cela, je vais participer.»
Quant à Daniel Kabamba, aussi candidat à la mairie, il semble avoir été ignoré par les organisateurs, quels qu'ils soient. «Personne ne m'a consulté. Je n'ai pas reçu d'invitation, mais j'aimerais aussi me faire entendre», explique M. Kabamba.
Y aura-t-il un débat à Saint-Césaire? Pour Ghislain Côté, c'est de moins en moins probable. «Il est minuit moins une. On ne va pas participer à un débat à 24 heures d'avis. Si quelqu'un souhaite en organiser un, il va devoir bouger très vite», tranche-t-il.











