«Je ne m'attendais pas à ce que le résultat soit aussi serré, a lancé d'emblée le député de Shefford, joint à Québec moins d'une heure après la victoire de Gilles Taillon. C'est sûrement la course à la chefferie la plus serrée de toute l'histoire. Ça aura été une course hollywoodienne jusqu'à la fin!» Il confie que ce faible écart - 2 votes seulement séparent Gilles Taillon d'Éric Caire - lui rappelle étrangement sa propre victoire, à la dernière élection, où il a pu conserver son siège par quelques dizaines de voix.
«Mais que l'écart soit de 10, 20 ou 50 votes, l'important c'est d'avoir plus de votes que son adversaire», ajoute-t-il.
Quant au nombre de militants ayant exercé leur droit de vote, M. Bonnardel ne cache pas sa déception. «30 % des membres ont voté, c'est certain qu'on aurait voulu avoir 100 % de participation. Mais ce n'est pas rien non plus, on parle de plus de 4000 personnes. C'est quand même beaucoup plus que lors d'un congrès du Parti libéral du Canada, où ce sont quelques centaines de délégués qui votent pour l'ensemble des membres», lance-t-il.
Le faible écart pourrait-il mener à un recomptage?
«C'est impossible, car le vote s'est déroulé par téléphone, dit-il. Il ne peut pas y avoir de recomptage téléphonique, car les gens ont entériné leur vote électriquement et il n'y a pas de copie papier.»
Réconciliation
Le lieutenant de Gilles Taillon ne cache pas qu'un travail de réconciliation sera nécessaire d'ici les prochaines semaines. «C'est certain qu'il y a cicatrices. Plusieurs quittent Québec avec un sentiment de défaite, confie-t-il. Si on avait perdu, je serais moi aussi déçu, mais il faut s'unifier malgré tout. C'est en travaillant ensemble qu'on va pouvoir faire bouger l'aiguille des sondages!»
N'étant pas élu à l'Assemblée nationale, Gilles Taillon nommera d'ici vendredi un chef de l'aile parlementaire. François Bonnardel affirme ne pas avoir d'attentes en ce qui a trait à cette nomination. «Je n'ai aucune idée de ses plans à ce sujet là», s'est-il contenté de dire.











