Pourtant, ce ne sont pas les candidats qui manquent. René Guillette, Diane Racicot et Toni Lynn Trottier se sont présentés dans l'espoir de tasser le maire sortant, Richard Goulet. Peut-être aurait-il été préférable pour ces personnes méconnues du public d'annoncer leur candidature bien avant?
Mme Racicot a été la première à sortir du placard à la mi-août. M. Guillette a suivi le 1er septembre et Mme Trottier n'est entrée officiellement dans la course que le 21 septembre. Ce qui laisse peu de temps pour se faire connaître. Et Mme Trottier, tout comme M. Guillette ont refusé de participer au débat organisé par la chambre de commerce Haute-Yamaska et région, les privant d'une tribune pour dévoiler leur programme électoral.
M. Guillette a donné pour raison qu'il ne voulait pas se lancer dans une campagne de salissage.
Affronter un adversaire qui élève un peu le ton pour poser une question, est-ce sa définition d'une campagne de salissage? Un politicien doit être prêt à encaisser les coups, autrement, il sera malheureux. Et il doit démontrer qu'il est suffisamment convaincu par ses idées pour en débattre publiquement.
Mme Trottier a pour sa part invoqué le peu de temps qu'elle avait pour répondre aux questions pour justifier son désistement à ce débat. «Avec deux minutes pour répondre à une question, je crois que c'est la qualité de ma réponse qui serait minime, a-t-elle soutenu.» Avec quatre candidats en lice, si chacun prenait dix minutes pour répondre à une question, une soirée ne suffirait pas.
La dame de 62 ans reprochait également à la chambre de commerce de ne pas l'avoir consultée pour le déroulement du débat. Ce à quoi la directrice générale de la chambre de commerce, Céline Gagnon, répond qu'elle n'a demandé l'avis à aucun des candidats.
Lorsque questionné sur son programme par les journalistes, M. Guillette n'a fait que répéter la dizaine de lignes inscrites sur sa brochure électorale. L'homme de 49 ans, tout comme son adversaire Diane Racicot ont très peu utilisé les médias pour faire campagne.
Ce qui n'est pas le cas de Mme Trottier qui a rapidement compris qu'il était important d'être présente dans les journaux et à la radio pour rejoindre les électeurs. De une à deux fois par semaine, la candidate organisait un point de presse à son local électoral de la rue Principale.
Le maire sortant, Richard Goulet, a quant à lui joué la carte qu'il devait en évitant de faire des vagues. Le maire Goulet n'a fait qu'une annonce soit celle qu'un acheteur potentiel était prêt à verser 11,5 M $ pour l'achat des terres Miner.
Dans un récent sondage Segma Recherches/La Voix de l'Est, Richard Goulet récoltait 58 % des intentions de vote. Sa plus proche rivale, Toni Lynn Trottier obtenait 18 %, Diane Racicot, 13 % et René Guillette, 11 %. Autant d'opposants a pour effet de diviser le vote des 40 % d'électeurs qui n'apprécient pas le maire sortant.
Nous saurons, demain, si le sondage disait vrai.











