M. Desrochers a obtenu 947 votes, comparativement à 456 pour le maire sortant Yves Gosselin et 188 pour Antoine Beaulieu. Les conseillers qui l'ont emporté sont: Sandra Huard (avec 1056 voix contre 489 pour Daniel Leclair), André Pontbriand (1032 contre 527 pour Sylvain Messier), Donald Tétreault (889 contre 662 pour Annie Marceau), Pierre Martin (avec 1001 voix contre 545 pour Doris Chagnon), Robert Ledoux (951 voix contre 590 pour Sylvain Arès) et Claude Lallier (avec 1020 voix contre 526 pour Jean Roy).
M. Desrochers s'est dit ému de sa victoire annoncée après une longue attente. Il était passé minuit trente quand la directrice d'élections a ouvert les portes et invité les candidats à s'avancer pour le dévoilement des résultats. Pendant toute la soirée, elle avait refusé de dévoiler les résultats partiels, parce qu'il en avait été convenu ainsi avec les différents candidats a-t-elle expliqué, une fois le décompte terminé.
Le taux de participation à cette élection à la mairie dans Shefford s'élevait à 32,1 %. C'est plus du double comparativement aux élections de 2005.
«Notre secret, ça a été le porte-à-porte», indique le nouveau maire. M. Desrochers pense aussi qu'il a gagné parce que les électeurs tiennent à ce que Shefford reste un «canton» et ne deviennent pas une «ville», terme qu'aurait employé Yves Gosselin, selon lui.
M. Desrochers a aussi promis, pendant sa campagne, d'abaisser le taux de taxe de 80 à 70 cents par 100 $ d'évaluation, pour éviter une trop grosse augmentation de la facture des propriétaires à cause de l'augmentation moyenne du nouveau rôle d'évaluation d'un peu plus de 20 %.
M. Desrochers se défend bien d'avoir mené une campagne négative à l'endroit de son adversaire Yves Gosselin. «Ce n'est pas ce qu'on voit à Montréal et à Granby. Il n'y a pas eu d'attaques personnelles. Mais un maire sortant doit s'attendre à ce qu'on critique son bilan», a-t-il fait valoir. Le nouvel élu a dénoncé la dette contractée par le conseil pour la réfection des routes. «Les gens sont allergiques aux dettes», retient-il.
»C'est clair!»
Le maire sortant Yves Gosselin avait l'air sonné après l'annonce des résultats. «Ça a l'avantage d'être clair. Les gens ont voté pour le conservatisme. Ils ont bien travaillé. Leur campagne sur un fond de propos négatifs, c'est ça qui a passé», analysait-il à chaud.
«Nous, on a fait une campagne positive», soulignait M. Gosselin, plus tôt dans la soirée, critiquant les propos que M. Desrochers a fait circuler sur Facebook.
Le maire sortant misait sur des soirées d'information plutôt que sur le porte-à-porte. Mais à cause d'erreurs qui auraient été commises par Poste Canada, selon M. Gosselin, 600 résidences ont reçu le dépliant les invitant à y assister... le lendemain de la rencontre.
«C'est des choses qui n'aident pas. Je ne cherche pas d'excuses. Mais c'est plate», déplorait-il.
Antoine Beaulieu, qui s'est présenté sans équipe, ne s'attendait pas à gagner l'élection, mais aurait bien aimé arriver deuxième. Son voeu n'a toutefois pas été exaucé.
Avant l'annonce des résultats, il prédisait toutefois que les Sheffordois voulaient du changement. «J'ai marché dans les rues de Shefford. J'ai rencontré beaucoup de gens. Je ne sais pas qui va gagner, mais ça semble s'aligner vers un changement», disait-il.











