«Une conspiration pour me mettre dehors»

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Jean-François Bergeron a réintégré son emploi chez Transformateur... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Jean-François Bergeron a réintégré son emploi chez Transformateur Delta de Granby, lundi. Toutefois, il a appris que son poste d'électricien a été aboli.

Archives La Voix de l'Est

Karine Blanchard

KARINE BLANCHARD
La Voix de l'Est

(Granby) Le raëlien Jean-François Bergeron a réintégré son emploi chez Transformateur Delta de Granby, lundi. L'entreprise a toutefois aboli le poste d'électricien qu'il occupait et ne lui a pas versé de compensation financière pour les pertes salariales subies depuis son congédiement.

Le travailleur avait été remercié en janvier dernier après avoir porté un t-shirt arborant l'inscription «Dieu n'existe pas». La cause a été portée devant le Tribunal du travail du Québec. L'arbitre Richard Marcheterre a donné raison à M. Bergeron en septembre, estimant qu'il avait été brimé dans son droit à la liberté d'expression et d'opinion. L'entreprise était tenue de le réembaucher dans les 30 jours suivants et de l'indemniser pour son manque à gagner, en plus de lui verser des intérêts.

 

Puis, nouveau rebondissement. Dans une lettre que le représentant du Syndicat des métallos (FTQ), Michel Courcy, a récemment reçue des avocats de Transformateur Delta, on peut lire que le poste occupé par M. Bergeron sera aboli à son retour en raison d'une restructuration administrative.

«C'est carrément de la conspiration pour me mettre dehors», a lancé hier le travailleur.

Lundi, le raëlien a passé le balai dans l'usine. Depuis hier, il est en formation pour un poste pour lequel il a postulé, soit celui de bobineur de distribution.

Même s'il s'agit d'un emploi mieux rémunéré que celui d'électricien, le travailleur ne cache pas sa déception. «Je ne voulais pas faire cette job-là. Ça ne m'intéressait pas, mais je n'ai pas le choix», dit-il.

Le syndicat contestera la décision de l'entreprise en déposant un grief, fait savoir Michel Courcy, qui a accompagné Jean-François Bergeron à son retour au travail, lundi matin.

«On n'est pas d'accord avec cette position-là, indique M. Courcy. Il y a une procédure dans la convention qu'on doit analyser pour voir si elle a été respectée par l'employeur.»

Sans revenus depuis neuf mois

L'évêque et porte-parole du mouvement raëlien, Daniel Chabot, déplore pour sa part la décision de l'entreprise. «Son travail est électricien pour la maintenance. Or, on ne me fera pas croire qu'il n'y a plus de maintenance à faire», dit-il.

Jusqu'ici, le syndicat et l'employeur n'ont pas réussi à s'entendre sur le montant à verser à Jean-François Bergeron équivalant à ses pertes salariales. Le syndicat a acheminé une lettre à l'arbitre du tribunal pour régler la question.

«Il n'a pas de revenus depuis neuf mois. Il a dû liquider toutes ses économies pour faire face à ses obligations, indique Daniel Chabot. Aucune indemnité ne lui a été versée à ce jour. C'est quand même un peu dégueulasse.»

Les raëliens manifesteront devant l'usine granbyenne, demain matin. «C'est pour démontrer notre indignation et la mauvaise foi de l'entreprise», fait savoir M. Chabot.

Transformateur Delta n'a pas donné suite aux demandes d'entrevue de La Voix de l'Est, hier.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer