Convaincu des effets néfastes sur la santé humaine et animale de ce type d'installation, un résidant du chemin Jolley, qui préfère ne pas être identifié, a envoyé une mise en demeure hier à l'agriculteur, Yves Chagnon, qui est prêt à accueillir la tour de Vidéotron sur sa terre.
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«Si je perds un animal ou qu'un de mes proches développe un cancer ou que ma propriété perd de la valeur, je vais le tenir personnellement responsable de cela», a expliqué hier le citoyen inquiet qui fait dans l'élevage de boeufs Highland.
Ce dernier dit avoir lui-même été approché par Vidéotron et avoir refusé de lui permettre d'installer la tour chez lui. Il dit avoir tenté de dissuader son voisin, mais sans succès.
La situation n'est pas sans inquiéter les responsables du Centre de la petite enfance (CPE) Chez Nous qui ont accepté de faire circuler la pétition. En deux jours, pas moins de 26 personnes ont signé le document. Ce nombre pourrait être plus élevé, note la directrice Lucie Bégin Fortin. Mais plusieurs enfants sont absents ces jours-ci pour cause de maladie. Le CPE Chez Nous accueille 44 tout-petits.
«C'est clair qu'il y a une inquiétude avec tout ce qu'on peut lire (les études qui traitent des dangers liés à la proximité des micro-ondes)», estime Mme Fortin.
Consultation?
La directrice générale de Shefford, Sylvie Gougeon, a indiqué hier que la municipalité a peu de pouvoir dans ce type de dossier. «C'est de juridiction fédérale», dit-elle. Par contre, selon elle, des négociations ont été menées avec Vidéotron afin que la tour soit installée davantage en retrait de la route.
Lors de sa première séance publique, mardi, le nouveau conseil municipal devra décider s'il donne son appui au câblodistributeur pour la demande qu'il devra loger à la Commission de protection du territoire agricole du Québec afin d'ériger sa tour en zone agricole.
Selon le porte-parole de Vidéotron, Marc Labelle, la municipalité pourrait également exiger, comme d'autres l'ont déjà fait avant, que l'entreprise tienne un processus de consultation publique auprès des résidants. Un tel processus sera-t-il tenu à Shefford? «Nous sommes en pourparlers avec la Ville», dit M. Labelle.
Ce dernier dit comprendre les craintes des citoyens, mais tient à se faire rassurant. «Les études et les tests ont été faits. Nous sommes très respectueux des normes édictées par Industrie Canada et Santé Canada», a-t-il dit hier.
S'il devait avoir lieu, le processus de consultation publique s'étirerait sur une période de 120 jours. Et se déroulerait majoritairement par écrit.
«Notre objectif est de mettre notre service sans fil en opération pour le printemps 2010. Tout doit être monté pour ce temps-là », dit Marc Labelle.
Le porte-parole affirme que Vidéotron travaille étroitement avec les municipalités dans ces dossiers. «Loin de nous l'idée d'arriver avec nos gros sabots et de nous installer», assure-t-il.
Il a été impossible hier d'obtenir les commentaires du propriétaire de la terre où la tour pourrait être érigée.
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