Dans la soirée du 15 avril 2007, Chase s'est rendu chez son ami Thimothy Lodge alors que Nathalie Dupont était en voyage à Paris avec ses copines.
«Il est vraiment dans un état de dépression. Il est triste, a-t-il dit lors de son témoignage, hier, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu, où Scott Chase subit son procès pour le meurtre de Nathalie Dupont.
«Il m'a dit que Nathalie ne l'avait pas appelé de Paris, a poursuivi le témoin. Il a dit que, probablement, c'était fini.» C'est à ce moment que Chase lui a parlé de ses intentions advenant une séparation.
Thimothy Lodge a dit avoir conseillé à Chase d'aller chercher de l'aide. Quelques jours plus tard, le 21 avril 2007, les deux hommes se sont rencontrés à nouveau. Ensemble, ils ont regardé des photos du voyage de Nathalie Dupont. «Il me disait: «je te gage qu'elle est avec celui-là puis avec cet autre-là»», a rapporté M. Lodge.
Intervention médicale
Le policier Simon Scalabrini de la Sûreté du Québec, qui est intervenu sur les lieux du crime, a été appelé à la barre des témoins. Il a raconté avoir lancé un cri en direction du marais de la rue Foster et que la voix d'un homme a répondu «je viens de tuer ma femme.»
«Sur le coup, j'ai répondu «Espèce de crisse de sans dessein, qu'est-ce que tu viens de faire là?» et je lui ai dit de la ramener ici», a-t-il relaté.
En réponse au contre-interrogatoire de l'avocat de l'accusé, Me Martin Latour, l'agent Scalabrini a indiqué que la déclaration a été faite à la suite du cri qu'il a lancé et non à la suite d'une question.
Un des premiers répondants de Waterloo, Justin Gauthier, est aussi intervenu près du marais, le matin du 14 juillet 2007. Il a expliqué au jury avoir pratiqué la réanimation cardiaque sur la victime.
«Elle était toute mouillée. Elle avait de la bouette partout, a-t-il illustré. J'ai même fait une succion pour enlever la boue afin que l'air passe mieux dans ses voies respiratoires.
Plus tard ce matin-là, il a offert des soins à Scott Chase à la suite de son arrestation dans le marais. Il a expliqué que ce dernier présentait des signes d'hypothermie et qu'il avait des égratignures aux poignets.
Le coéquipier de Justin Gauthier lors de sa deuxième intervention, le directeur du service des incendies et des premiers répondants de Waterloo, Patrick Gallagher, a indiqué que Chase a répondu du «tac au tac» aux questions qu'il lui a posées dans le cadre de son évaluation médicale.
La biologiste judiciaire Annie Caltagirone a pour sa part dit avoir identifié du sang appartenant à Nathalie Dupont sur un mur de la maison et sur la robe de chambre découverte sur le toit de la véranda de sa résidence. Quant au couteau retrouvé sur le plancher de la chambre des maîtres, il ne présentait aucune trace de sang.
Un expert en sécurité, Gaétan Robitaille, a expliqué au tribunal que le système d'alarme de la résidence de Nathalie Dupont avait été armé à 23h34, le 13 juillet 2007.
Le lendemain, à 5h28, le détecteur de mouvement du sous-sol a déclenché une alarme. Une minute plus tard, le système a été désarmé, signifiant que l'alarme a été désactivée par une personne détenant le code à même un clavier de la résidence.
Le dernier témoin de la procureure de la Couronne, Me Caroline Fontaine, n'a pu être entendu, hier après-midi, en raison d'une panne électrique provoquée par un incendie près du palais de justice. Son témoignage a été reporté à ce matin.












