Or il demeure que la décision n'est pas entre ses mains, mais sera plutôt soumise à l'exécutif national au cours des prochains jours. Seront alors débattues les questions sur le processus de nomination ou d'élection, en route vers une autre course au leadership ou encore un couronnement.
«Est-ce que ça ira au printemps? Est-ce que ce sera plus rapide? Je ne sais pas», a avoué le député de Shefford, hier.
«J'espère seulement que ce sera rapide», ajoutera-t-il.
Interrogé à savoir si, cette fois, il serait dans les rangs pour succéder à celui qu'il a défendu bec et ongles au cours des derniers mois, M. Bonnardel marque une pause, puis lance tout simplement: «on verra».
Il faut dire que le nouveau chef parlementaire de l'ADQ se retrouve dans une situation délicate, lui qui apparaît désormais comme le poulain du mal-aimé Taillon. Non seulement a-t-il été sa voix tout au long de la campagne à la direction et s'est-il fait envoyer à l'avant-scène par son nouveau patron dès l'élection de ce dernier, mais son nom a également été cité au cours des derniers jours lorsque le réseau TVA a dévoilé que le président du parti, Mario Charpentier, avait outrepassé son engagement de neutralité en contribuant financièrement à la campagne de M. Taillon.
Loyauté
Néanmoins, M. Bonnardel persiste et signe, assurant que sa loyauté envers son chef ne change pas
«Je suis très à l'aise avec cette situation, et je ne regrette aucunement de m'être embarqué avec M. Taillon», dit-il.
En outre, malgré les déclarations des derniers jours de ses trois collègues en chambre Sylvie Roy, Janvier Grondin et Gérard Deltell, qui ont soit remis en cause le leadership de Gilles Taillon, soit questionné leur avenir au sein du parti, François Bonnardel assure que le caucus, aussi maigre soit-il, compte aller de l'avant en prônant l'unité.
«La bataille n'est pas finie, lance-t-il. Nous allons continuer de défendre, main dans la main, les valeurs de notre parti et celles des Québécois. Nous avons tous la même ligne de parti, on va le prouver. Nous avons du temps pour prouver ce dont nous sommes capables.»
«Nous sommes dans une situation difficile, j'en conviens, mais si j'avais voulu choisir la facilité, j'aurais lancé la serviette depuis longtemps, dit le député de Shefford. Je ne suis pas ce genre d'homme.»











