Les élèves ont quitté l'école, hier, avec une lettre à remettre à leurs parents, qui ont jusqu'à lundi pour signifier s'ils souhaitent que leur enfant soit vacciné. Val-des-Cerfs saura ainsi le nombre de jeunes qu'elle devra transporter vers les centres de vaccination. «Une deuxième lettre sera envoyée aux parents la semaine prochaine pour leur faire savoir l'heure et la date où leur enfant sera vacciné», fait savoir Alain Lecours, directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs.
La vaccination des élèves s'échelonnera sur deux semaines soit celles du 23 et 30 novembre entre 9h et 14h. «C'est une grosse organisation d'autant plus que les écoles n'ont pas toutes le même horaire, signale M. Lecours. Il faut s'assurer de ramener les enfants à l'heure à l'école pour qu'ils prennent leur autobus pour retourner à la maison.»
À Granby, les élèves se feront vacciner au Chalet des patineurs, alors qu'à Waterloo ils se rendront au sous-sol de l'église Saint-Bernardin. Dans la MRC de Brome-Missisquoi, les jeunes seront transportés au CLSC de Cowansville, au CLSC de Bedford où au Centre d'arts de Farnham.
Le directeur général du CSSS de la Haute-Yamaska, Claude Vézina, s'attend à ce que 250 à 275 élèves soient vaccinés à l'heure. Entre 9h et 14h, personne mis à part les écoliers ne sera vacciné dans les centres. Les gens pourront toutefois s'y rendre pour obtenir un coupon afin d'obtenir un rendez-vous pour un vaccin à compter de 15h.
Malgré l'offre de transport de Val-des-Cerfs, la directrice du programme réseau santé publique au CSSS de la Haute-Yamaska, Rollande Daudelin, a invité les parents à profiter des journées pédagogiques des 19 et 20 novembre pour faire vacciner leur enfant. La vaccination pour le groupe des 5 à 19 ans débute le 18 novembre. Les élèves de l'école Micheline Brodeur à Saint-Paul-d'Abbotsford, gérée par la commission scolaire des Hautes-rivières, seront d'ailleurs vaccinés le 19 novembre au Chalet des patineurs.
Le plus efficace
Le CSSS de la Haute-Yamaska a réfléchi à la possibilité de vacciner les enfants à l'école plutôt que d'occasionner des déplacements. «Notre objectif est de vacciner le plus de jeunes en le moins de temps possible, souligne Claude Vézina. Un centre de vaccination de masse est ce qu'il y a de plus performant. Pour une école comme J.-H.-Leclerc où il y a 1800 élèves, nous avons réfléchi à la possibilité de vacciner sur place. Mais c'est compliqué de déménager une usine de production.»
L'instabilité du vaccin contre la grippe A (H1N1) a aussi influencé le CSSS de la Haute-Yamaska dans sa décision de déplacer les élèves, explique M. Vézina. «Pour conserver le vaccin, ça prend des conditions particulières. Il faut faire le mélange sur place et une fois dans la seringue, le vaccin est bon une heure, détaille-t-il. En déplaçant les vaccins école par école, nous en aurions perdus.»
Défi de taille
Mis à part le transport pour ses 14 000 élèves âgés entre 5 et 19 ans, Val-des-Cerfs doit également offrir le transport aux deux écoles privées du territoire ainsi qu'aux établissements de la commission scolaire Eastern Townships. «Il faut vraiment qu'il y ait une concertation pour éviter que huit autobus arrivent en même temps au Chalet des patineurs, soulève Alain Lecours. Et il faut aussi s'occuper de la logistique pour les élèves qui demeureront à l'école pendant que les autres vont se faire vacciner. C'est un beau défi.»











