«Ça fait du bien!»

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La journaliste Nancy Beaulieu s'est vu remettre le... (Photo Stéphanie Mantha)

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La journaliste Nancy Beaulieu s'est vu remettre le pestigieux prix Judith-Jasmin dans la catégorie «Nouvelles ? médias locaux et régionaux».

Photo Stéphanie Mantha

Étienne Fortin-Gauthier
La Voix de l'Est

(Granby) La journaliste de La Voix de l'Est, Nancy Beaulieu, a reçu le prestigieux prix Judith-Jasmin, cette fin de semaine, au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Cette récompense lui a été décernée pour son reportage «De longues minutes d'angoisse», qui comparait les délais d'intervention des ambulanciers dans les villes-centres à ceux des municipalités rurales.

Le jury a octroyé le prix Judith-Jasmin, dans la catégorie «Nouvelles - médias locaux et régionaux» à Mme Beaulieu pour la rigueur de sa recherche et les questionnements provoqués par son enquête. «Le reportage revêt un indéniable caractère d'intérêt public en exposant une cruelle réalité: tous ne sont pas égaux quand la tragédie frappe», tranche le jury de la FPJQ.

 

«Ça fait du bien!, confie Nancy Beaulieu, visiblement fière d'être récipiendaire d'un des prix en journalisme les plus réputés au Canada. C'est une reconnaissance que j'apprécie vraiment beaucoup.»

Celle qui travaille à La Voix de l'Est depuis le printemps 2008 considère que cette distinction démontre la pertinence du journalisme d'enquête. «Il faut prendre le temps de creuser des dossiers qui ne feront jamais l'objet d'une conférence de presse ou d'un communiqué. Si on ne prend pas le temps de fouiller, ça n'ira pas dans les médias», insiste-t-elle.

Consciente que le monde des médias connaît de profonds chambardements, elle invite les jeunes journalistes qui quittent les bancs d'école à foncer. «Il faut être persévérant!, lance-t-elle. J'ai commencé mon petit bonhomme de chemin avec un stage au Niger, j'ai aussi connu des années de vaches maigres, mais ça m'a permis d'acquérir différentes compétences et je suis encore plus contente d'être maintenant récompensée.»

Une qualité qui se confirme

Le journaliste de La Voix de l'Est Michel Laliberté était également en nomination pour ce prix dans la même catégorie. Il s'était intéressé, dans le cadre d'une série de reportages, au projet de tri-composteur à être construit dans la MRC de la Haute-Yamaska.

Pour le directeur de l'information, François Beaudoin, cette reconnaissance par les pairs témoigne du fort calibre des artisans du journal.

«D'avoir deux nominations sur trois (dans cette catégorie) démontre la qualité du journalisme qui peut être pratiqué dans un quotidien régional comme le nôtre, souligne-t-il. C'est un honneur qui revient à Nancy et qui rejaillit sur l'ensemble de notre couverture.»

 

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