Rencontré samedi matin, quelques heures à peine après qu'un incendie a complètement détruit le chalet de la rue Decelles, à Brigham, qui lui servait de résidence, Robert St-Jean et quelques proches tentaient désespérément de retrouver ces fameuses clés parmi les débris calcinés.
L'homme avait été réveillé en pleine nuit par la fumée. Constatant que le feu avait déjà gagné une bonne partie de sa maison, il s'est précipité à l'extérieur.
«Il est venu cogner chez nous en criant «Mayday! Mayday!», raconte Peter Spani, un voisin de M. St-Jean. Il devait être autour d'une heure du matin. On est tous sortis dehors. Il a fallu l'empêcher de retourner en dedans. Il voulait essayer de sauver ses affaires, mais c'était beaucoup trop dangereux.»
Comme il n'avait pas ses clés, M. St-Jean et ses voisins ont dû pousser sa voiture hors de portée des flammes.
«Il faisait vraiment très chaud à côté de la maison, reprend M. Spani. Il ne voulait pas perdre son auto aussi.»
Inexpliqué
À l'arrivée des pompiers, tout espoir de sauver la bâtisse était déjà parti en fumée.
«L'embrasement était généralisé», confirme le capitaine Pascal Sarrazin, du service des incendies de Bromont-Brigham-Saint-Alphonse.
Vingt-quatre pompiers ont combattu les flammes pendant près de trois heures avant de pouvoir les éteindre complètement.
«On ne sait toujours pas ce qui a pu causer l'incendie, ajoute M. Sarrazin. Une enquête a été ouverte pour tenter de l'expliquer. Nous allons entre autres rencontrer les témoins et le propriétaire des lieux.»
Incommodé
Même s'il a été fortement incommodé par les flammes, Robert St-Jean a refusé d'être transporté à l'hôpital. L'homme toussait encore pendant qu'il fouillait les décombres de sa maison.
Après avoir passé trois jours à l'auberge, le locataire du chalet devra se débrouiller seul.
«Je ne sais pas trop où je vais pouvoir aller, dit-il, mais va bien falloir que je vive quelque part.»











