Les deux ont adressé une missive en ce sens à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Line Beauchamp. Pour eux, le projet de Montréal Pipe-Lines comporte des risques pour l'environnement. Aussi, pensent-ils qu'une intervention gouvernementale permettra de faire le tour de la question en produisant une étude sur les impacts environnementaux. Ils suggèrent que le BAPE soit appelé à remplir un tel mandat.
«Il apparaît important que l'impact potentiel d'un tremblement de terre fasse partie du mandat. De plus, les flux, reflux et changements de pression causés par une nouvelle station de pompage, ainsi que l'intégration au réseau de cette nouvelle installation, sont des éléments que nos commettants désirent voir être étudiés pour chacun de leurs impacts potentiels sur la sécurité environnementale», a indiqué M. Ouellet par voie de communiqué.
«Bien que l'oléoduc lui-même soit sous la férule du gouvernement fédéral, nous estimons que c'est le gouvernement du Québec qui est le premier concerné par cet usage de son territoire et donc que c'est lui qui est le mieux placé pour mener cette étude environnementale via ses propres mécanismes, dont le BAPE», a pour sa part fait valoir Mme Bouillé.
M. Ouellet et Mme Bouillé se joignent donc aux groupes environnementalistes Équiterre et Nature Québec, qui demandent que Québec intervienne dans ce dossier par l'entremise du BAPE.
L'oléoduc exploité par la compagnie depuis 1941 relie Montréal et Portland au Maine. Il traverse les circonscriptions de Mme Bouillé (Iberville au provincial) et de M. Ouellet (Brome-Missisquoi au fédéral).
Montréal Pipe-Lines veut construire une station de pompage pour changer la direction dans laquelle coule le pétrole brut dans une de ses deux conduites. Pour l'heure, dans les deux conduites, le pétrole brut coule de Montréal vers Portland.
La Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a donné son autorisation à ce que Montréal Pipe-Lines utilise un terrain agricole à Dunham pour construire sa station. Cette décision fait présentement l'objet d'un appel devant le Tribunal administratif du Québec.
Le projet doit également obtenir le feu vert du MDDEP et de l'Office national de l'énergie.











