Malgré les publicités qui occupent de pleines pages des journaux, invitant les gens à recevoir le vaccin, l'affluence a nettement diminué dans les centres de vaccination. À Granby, le chalet des patineurs est tranquille en après-midi. Il arrive même que gens reçoivent le vaccin en allant chercher leur coupon. Le centre de vaccination sera uniquement ouvert de 16h30 à 20h30, du 14 au 18 décembre inclusivement, a décidé le CSSS de la Haute-Yamaska.
Les coupons sont toujours distribués à l'hôtel de ville de Bromont, à la Coopérative de solidarité de Roxton Pond, au CLSC de Waterloo et au chalet des patineurs du parc Daniel-Johnson.
Depuis le début de la campagne, 48% de la population de la Haute-Yamaska a été vaccinée, ce qui représente environ 43 000 personnes.
Une fois les centres de vaccination massive fermés, il sera toujours possible de se faire vacciner les 21, 22, 23 , 29 et 30 décembre, probablement sur rendez-vous au CLSC. Le centre de santé annoncera les modalités de ce service la semaine prochaine.
«C'est la dernière chance pour les gens qui veulent se faire vacciner dans ce mode-là», rappelle le porte-parole du CSSS de la Haute-Yamaska, Michel Lapointe. Le directeur général de l'établissement, Claude Vézina, rappelle que les gens sont actuellement vaccinés dans un délai de 30 à 40 minutes.
Une belle campagne, malgré tout
Dans la Haute-Yamaska, on est ravis du déroulement de la campagne qui a toutefois connu des moments plus difficiles. Ceux qui l'ont vue garderont en mémoire longtemps l'interminable file d'attente de centaines de personnes dans le parc Daniel-Johnson, au jour un de la campagne.
Mémorable aussi, le premier jour de la vaccination des personnes de 65 ans et plus. Tous les éléments semblaient s'être déchaînés ce jour-là: la pluie, le vent, le froid, «un temps exécrable» résume Claude Vézina. Il manquait de places pour abriter les gens sous le chapiteau. Rien pour apaiser les aînés inquiets, impatients d'être vaccinés, qui ne comprenaient toujours pas pourquoi on les avait fait attendre si longtemps avant de les inviter à recevoir le vaccin.
Les infirmières, qui ont passé des semaines au chalet, se rappelleront longtemps la vaccination des tout-petits âgés de 6 mois à cinq ans. Il y avait tellement de monde, de poussettes, de bruit et de pleurs qui se succédaient. Quelle aventure!
Même si la direction du centre de santé est satisfaite de la façon dont s'est déroulée la campagne, avec l'instauration du système de coupons dès le deuxième jour, elle n'a pas été facile à mener. Alors que le CSSS suivait de façon stricte les consignes sur les groupes prioritaires, de peur de manquer de vaccins, ce n'était pas le cas partout. Les gens retournés chez eux, parce qu'ils ne figuraient pas dans les groupes-cibles, étaient d'autant plus frustrés qu'ils savaient que ça ne se passait pas comme ça ailleurs.
Pour les gestionnaires aussi, la campagne n'a pas manqué de piquant. «Tu planifies, mais tu n'as jamais vécu ça. Et l'information rentrait au compte-gouttes, elle changeait beaucoup. La campagne devait commencer le 16 novembre, elle a débuté le 26 octobre», rappelle Claude Vézina.
En Haute-Yamaska, la campagne aura coûté environ 400 000$ au centre de santé, ce qui comprend les coûts de la clinique de grippe et les frais pour reloger les aînés en attente d'hébergement qui occupaient des lits de courte durée de l'hôpital. Une facture qui fera l'objet de négociations entre les agences et le ministère de la Santé.











