«On est au début du projet; beaucoup de choses restent à décider, mais nous voulons que le projet en soit un de développement durable. On pense que le bois répondra à nos objectifs», explique le directeur général de la MRC, Robert Desmarais.
La MRC a mandaté l'architecte cowansvillois Yves Lussier pour préparer les plans de l'annexe. Celui-ci sera construit derrière l'édifice et comprendra trois étages pour une superficie totale de 750 mètres carrés. Les estimations initiales font état de coûts de 800 000 $.
L'agrandissement de l'édifice de la MRC, rue Principale, est discuté par les maires depuis quelques années. Les locaux ne suffisent plus aux besoins de l'organisme, soutient M. Desmarais. La MRC a en effet embauché plusieurs personnes au fil des années, et ce pour s'occuper des nouvelles responsabilités confiées par Québec (aménagement du territoire, cours d'eau, forêts, transport régional, etc). La MRC a cinq employés qui travaillent ailleurs que dans ses locaux. Elle profiterait de l'agrandissement de son édifice pour les rapatrier. En plus, l'édifice accueille le personnel du Centre local de développement de Brome-Missisquoi et de l'Agence forestière de la Montérégie.
Le projet d'agrandissement de l'édifice de la MRC comporte aussi un réaménagement du stationnement. Encore ici, l'approche préconisée en est une de développement durable. Le stationnement ne sera pas asphalté. Il est question de faire en sorte que la surface soit perméable, contrairement à du bitume. Cela évitera que les eaux de pluie et la neige, chargées de phosphore, ruissellent dans des fossés puis vers des cours d'eau. Elles seront absorbées dans le sol.
Copenhague
Le bois comme matériau de substitution au béton et à l'acier sera discuté la semaine prochaine à la conférence de Copenhague. L'événement vise à fixer des objectifs planétaires de réduction des GES à partir de 2012. C'est la suite du protocole de Kyoto.
Évidemment, les entreprises forestières font la promotion de leurs produits comme une des solutions pour atteindre les objectifs. La Coalition Bois-Québec fait valoir que chaque mètre cube de bois utilisé dans des projets de construction (pas seulement des projets résidentiels, mais également commerciaux) réduit en moyenne les émissions de GES de 1,1 tonne métrique. L'organisme rappelle que la fabrication de béton et d'acier nécessite beaucoup d'énergie, dont des ressources fossiles (pétrole, gaz). À l'inverse, les arbres agissent comme capteur de CO2.










