«Entre 8000 et 10 000 voitures traversent la route 112 chaque jour. Il n'y a pas de raison qu'elles ne s'arrêtent pas chez nous», constate M. Russell.
Dans le plan d'urbanisme qu'elle est sur le point d'adopter, la municipalité a d'abord clairement identifié les limites du centre-ville pour bien cibler les «actions déterminantes» qui seront posées au cours des quatre prochaines années à Waterloo.
Une journée de consultation publique a eu lieu l'an dernier pour permettre aux citoyens de se prononcer sur leur centre-ville, en ciblant ses points forts et ses points faibles. Plus récemment, une autre assemblée de consultation a réussi à attirer une trentaine de personnes.
La prochaine invitation concernera cette fois le réaménagement du parc du Centenaire, dans lequel la Ville injectera une somme de 150 000$ en 2010. Une somme de 10 000$ sera consacrée à l'achat de mobilier urbain. Les élus discutent également avec le ministère des Transports du Québec pour obtenir deux nouvelles traverses de piétons, la première près du Dollarama et la seconde à l'intersection des rues de la Cour et Foster.
Bref, elle souhaite de la beauté, de la nouveauté et de la diversité. «On veut installer des oriflammes, de nouveaux bancs, mais on veut aussi de jolies terrasses avec restauration. Il nous faut une offre de services plus diversifiée, des restaurants spécialisés qui ont du cachet. On a déjà assez de pizzerias et de places à hot-dogs à Waterloo. Il y a place pour autres choses.»
Des façades accueillantes
Mais la pierre angulaire de cette démarche collective demeure la rénovation des bâtiments existants. La municipalité s'engage à consacrer 35 000$ pour aider les gens d'affaires à revamper la façade de leur édifice.
Pascal Russell n'hésite pas, d'ailleurs, à donner quelques commerces en exemple. Pourquoi Untel dissimule son enseigne sous des branches de sapin? Pourquoi un autre n'a pas le réflexe de donner un simple coup de pinceau à sa façade pour lui donner meilleure mine?
«On veut que les commerçants se prennent en main. On pourrait les rencontrer un par un pour leur suggérer des améliorations», avance M. Russell. Comment? En embauchant des architectes qui ont des connaissances dans le domaine pour qu'ils leur dessinent des esquisses. «Nous, on va aider à payer ces esquisses et leur donner un coup de main.»
Et sans l'aide d'organismes comme Fondation Rues Principales, ajoute-t-il. Parce que l'heure n'est plus aux analyses et aux rapports, mais aux actions concrètes et directes. «On ne veut pas de documents qui restent sur les tablettes. On passe à l'action!»
Parallèlement à tout cela, le conseil municipal et les citoyens tenteront ensemble de trouver un projet rassembleur pour mettre de la vie dans la rue Foster. «Il faut maintenant attirer les gens à Waterloo ou les inciter à s'arrêter en créant une mobilisation autour d'un événement saisonnier», rêve le maire à voix haute.











