«Ce sont des solutions de génie civil pour des problèmes environnementaux. Ce n'est pas ma façon de faire les choses. J'aurais orienté mon approche sur les comportements des résidants, comment les changer», a affirmé M. Decelles en entrevue plus tôt cette semaine.
Le problème avec les marais et les fossés filtrants en est un de temps, signale-t-il. Pour vraiment mesurer l'efficacité de ces expérimentations, fait valoir M. Decelles, plusieurs échantillons d'eau doivent être prélevés et analysés, et ce, sur une période de quelques années. «On n'a pas de résultats mesurables demain ou à court terme», note-t-il.
Malgré tout, son administration consacrera cette année près de 150 000$ au plan de lutte aux cyanobactéries. Il est trop tard pour revenir en arrière, estime M. Decelles. «Beaucoup de travail de préparation a été fait. On en est à la réalisation des travaux. On va les faire», soutient-il. Il envisage cependant revoir tout le plan à la fin de l'année, données à l'appui.
Les employés des travaux publics aménageront encore cette année des fossés filtrants dont l'eau finit par se rendre au lac. Trois marais filtrants seront aussi aménagés: un en haut du chemin Tibbits, un autre près du chemin Frizzle en plus d'un dans le champ derrière le centre communautaire. Le but des fossés et des marais filtrants est de filtrer les eaux de ruissellement qui se dirigent vers le lac.
Des échantillons d'eau recueillis dans des fossés l'an dernier révèlent que le taux de phosphore atteint 40 milligrammes par litre (mg/l). Or le plafond établi par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) est de 11 mg/l.
L'an dernier, le plan de lutte aux algues bleues prévoyait que des travaux pourraient être réalisés à l'embouchure des rivières et ruisseaux qui se jettent dans le lac Brome. Ils viseraient aussi à réduire le taux de phosphore dans l'eau. Le maire Decelles n'a pu dire si ces travaux allaient aller de l'avant.
Renaissance Lac-Brome donnera un coup de main à la Ville dans le cadre de son plan de lutte. Le conseil versera à l'organisme 25 000$ cette année. L'argent permettra entre autres choses aux bénévoles de Renaissance de prélever des échantillons dans le lac et dans ses cours d'eau tributaires, a expliqué M. Decelles. Ils effectueront aussi le suivi du programme de revégétalisation des berges du lac.
Projet dans le secteur Foster
L'un des gros enjeux environnementaux à Lac-Brome est de trouver des solutions pour traiter les eaux usées domestiques dans certains secteurs de la municipalité. Des problèmes sont récurrents dans les secteurs Quilliams, Rock Island Bay, Pointe Fisher et Foster.
Le village de Foster n'est pas desservi par un réseau d'égout. M. Decelles a indiqué qu'un projet de réseau collectif sera étudié par les membres du conseil. Le projet n'ira pas de l'avant cette année, soutient le maire.
«On va voir si on peut avoir des subventions», a-t-il dit. Chose certaine, les résidants concernés devront assumer une partie de la facture.











