C'est ce qui ressort des rapports de dépenses soumis récemment par les 25 candidats qui ont tenté leur chance le 1er novembre dernier.
La plus proche rivale de M. Goulet, Toni-Lynn Trottier, a pour sa part dépensé 18 548,62 $ dans l'aventure, dont près de la moitié provenait d'un emprunt.
Plus discret, René Guillette s'est limité à un budget de 4338,58 $. Comme elle l'avait promis lors de son arrivée dans la course, la candidate Diane Racicot a pour sa part réussi à faire campagne sans dépenser le moindre sou.
Tous les aspirants à la mairie avaient l'autorisation de débourser un maximum de 34 098,96 $.
La loi électorale prévoit que la Ville rembourse la moitié des dépenses des candidats jusqu'à concurrence de leurs dettes, explique le directeur des finances à la Ville de Granby, Jean-Pierre Renaud. À une condition toutefois: qu'ils aient obtenu au moins 15 % des voix au suffrage.
René Guillette (9,1 %) et Diane Racicot (7,3 %) n'ont pas atteint ce 15 %, au même titre que les candidats conseillers Réal Fournier, Fernand Véronneau et Boris Bhajun.
Près de la limite
Quelques candidats de district ont fait les choses en grand, sans toutefois obtenir le succès espéré. Parmi eux, l'ancienne conseillère Claudette Hudon a mis le paquet, allant jusqu'à imprimer sa photo sur son véhicule de campagne. Celle-ci a dépensé 4715,24 $, soit bien près du maximum permis de 4725,24 $.
Dans le quartier #1, André Leclerc a investi 4675,12 $, alors que la limite permise était fixée à 4731,12 $. Pour convaincre les électeurs du quartier 4, Jean-Claude Duchesneau a quant à lui injecté 4890,97 $ sur une possibilité de 5014,62 $. Ce dernier s'est démarqué en consacrant la plus grande partie de son budget dans un envoi postal à l'ensemble des Granbyens.
La majorité des autres candidats ont préféré investir dans la publicité et l'affichage.
Le nouveau conseiller élu, Pascal Bonin, n'a pas non plus lésiné sur les dépenses, avec un débours de 4470,00 $, alors que la limite permise dans son quartier était de 4536,66 $. M. Bonin a notamment créé un site internet pour joindre le plus d'électeurs possible.
Bien que les conseillers réélus sans opposition n'avaient pas l'obligation d'engager des dépenses de campagne, certains ont quand même choisi de le faire. Pierre Breton a dépensé 1976,90 $, alors que Serges Ruel a investi 566,04 $. Ces frais peuvent cependant avoir été encourus avant de savoir officiellement s'ils avaient de la concurrence, c'est-à-dire entre l'annonce de leur retour et la fin officielle des mises en candidature. Les vétérans Guy Gaudord et Michel Mailhot ont pour leur part limité leurs dépenses électorales à... 0 $.
Selon Jean-Pierre Renaud, il est assez rare que les candidats dépassent la limite de dépenses permise. «Habituellement, les gens respectent ça. On leur envoie deux correspondances pour les informer des chiffres. Mais certaines dépenses ne sont pas obligatoirement compilées dans ces rapports. Ils ne sont pas tenus de déclarer leurs dépenses personnelles, comme l'essence ou les restaurants, par exemple», précise le grand argentier.
M. Renaud a par ailleurs souligné qu'aucun candidat n'avait remis son rapport en retard. «C'est la première fois que ça arrive!»











