Questionné à ce sujet, le directeur du service de police de Granby, Marco Beauregard, a refusé de confirmer cette information, tout comme la Sûreté du Québec.
Le directeur Beauregard a toutefois voulu se faire rassurant quant à la progression de l'enquête. «L'enquête avance, mais il est important que la population sache qu'il ne faut pas la bâcler si on ne veut pas que nos accusations tombent après, ou qu'on fasse comparaître les gens devant les tribunaux et qu'à l'enquête préliminaire, finalement, la preuve est couci-couça», explique-t-il.
«Au début, on était devant une grosse enquête policière et là, les pièces du casse-tête commencent à entrer les unes dans les autres. Là, on a une bonne idée de la direction de l'enquête et on espère pouvoir la terminer dès que possible», ajoute-t-il.
Les grands moyens
À la suite du 17e incendie suspect au centre-ville en sept mois, mardi, des effectifs ont été appelés en renfort pour patrouiller le secteur et ils resteront «tant et aussi longtemps qu'on ne met pas la main au collet du ou des suspects», assure M. Beauregard.
En plus de la présence accrue des policiers, tous les moyens d'enquête sont utilisés. «La direction du service a pris des grands moyens, dit-il. Je pense qu'il n'y a pas un policier ici qui ne rêve pas de mettre la main au collet de cet ou ces individus-là.»
Un hélicoptère de la SQ s'est même rendu au centre-ville, hier après-midi. «Le but de la présence de l'hélicoptère est de pouvoir photographier les scènes d'incendies et également les passages entre les bâtiments pour analyser comment quelqu'un peut faire pour passer presque inaperçu dans le centre-ville en commettant des délits de ce genre-là. On a forcément affaire à quelqu'un qui est habile», affirme M. Beauregard.
Collaboration
Ce dernier estime que la collaboration de la SQ, responsable d'enquêter sur cinq des incendies, combinée à l'expertise des policiers de Granby, est extraordinaire.
Le directeur du service de police de Granby affirme que plusieurs citoyens collaborent de «façon exceptionnelle» avec les policiers. Plusieurs informations leur ont été transmises et sont analysées par les enquêteurs.
Les policiers invitent les citoyens à continuer de leur fournir des informations. «Il faut que les citoyens nous transmettent les faits et gestes qu'ils ont pu observer, et ce, non seulement depuis le début de la présente série ou de la présente vague, mais également sur des faits et des gestes qui ont pu arriver avant et même dans des vagues d'il y a plusieurs années, incluant celle de 2006», insiste M. Beauregard.
Les citoyens peuvent joindre l'inspecteur Claude Brodeur au 450-776-3333 ou les policiers de la SQ au 1-800-659-4264.











