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La publicité de Bud Light, qui montre des...

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La publicité de Bud Light, qui montre des survivants à un écrasement d'avion qui préfèrent boire de la bière plutôt que de chercher de secours, a été appréciée par nos deux experts.

Marc Gendron
La Voix de l'Est

(Granby) Le Super Bowl est l'un des événements télévisuels les plus regardés du monde. Si la plupart de ceux qui s'installent devant leur petit écran sont des mordus de football, quelques-uns assistent avec plaisir à la grande finale du football de la NFL pour voir un autre genre de compétiton : celle opposant les plus grandes firmes de publicité américaines.

C'est le cas de David Proulx, président de Oui marketing de Granby et véritable mordu de pub qui, une fois de plus cette année, s'est régalé de la créativité des publicitaires.

 

«Wow, encore une fois cette année, le travail des publicitaires a été délectable, lance-t-il sans ménagement. Ils ont encore réussi à nous étonner.»

De l'avis du jeune expert de marketing, le géant américain de la bière, Budweiser, a encore réussi à attirer l'attention avec l'une de ses pubs.

«J'ai particulièrement apprécié la publicité de Bud Light qui se déroule sur une île déserte. Elle dure 45 secondes, mais il y a au moins trois bons punchs dont un à la toute fin.»

Cette pub, une parodie de la série Lost, montre des survivants à un écrasement d'avion qui préfèrent boire de la Bud Light plutôt que de chercher des secours. La publicité prend fin lorsqu'un survivant sur le party change le poste de la radio de secours pour faire jouer de la musique plutôt qu'un signal de détresse.

Virage

Le Super Bowl pourrait aussi avoir marqué un virage important pour l'industrie de la publicité, ajoute M. Proulx.

«Pepsi a choisi de ne pas acheter de temps d'antenne cette année alors qu'ils ont diffusé des spots à chaque Super Bowl depuis 23 ans. Ils ont plutôt décidé d'aller vers les médias sociaux comme Facebook et Twitter. Ce sera intéressant de voir s'ils auront le succès escompté. Si ça marche, ça risque de changer le visage de la publicité.»

Le Suttonnais Richard Leclerc, enseignant de marketing à l'Université de Montréal, est lui aussi intrigué par cette prise de position de Pepsi.

«C'est rafraîchissant de voir une telle entreprise se tourner vers le marketing de causes plutôt que le marketing commercial. C'est juste dommage pour la soirée du Super Bowl parce qu'il y avait un joueur important de moins.»

Contrairement à David Proulx, Richard Leclerc ne voit pas 2010 comme une année de grands crus publicitaires.

«Il y a quand même eu de bonnes pubs, comme la parodie de Lost de Bud Light. Il y a aussi celle de Google, How to Impress a French Girl. Ça n'a pas dû coûter cher à réaliser, mais c'était tout de même intéressant.»

Quelques publicités lui ont tout de même déplu.

«La publicité de Dr. Pepper avec le groupe Kiss, ce n'était tout simplement pas bon. Et celle de Dodge où des hommes promettent à leur femme de ne plus laisser traîner leurs bobettes pour pouvoir s'acheter une voiture sport, c'est complètement dépassé. Ça ne marche plus. «

 

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