Tout dépendant de la valeur de leur propriété ou encore de la zone de la municipalité où résident les citoyens concernés, ceux-ci verront leur compte gonfler de 70 à 120$ environ.
Cette hausse de taxes s'explique essentiellement par un accroissement projeté de presque 11% des dépenses de la Ville en 2010. Selon le maire Pierre Pelland, elle servira à couvrir des dépenses récurrentes en plus de pallier certains postes budgétaires qui ont été sous-estimés au cours des dernières années.
Le taux de taxes foncières générales résidentiel est établi à 0,4150$ par 100$ d'évaluation, un montant auquel s'ajoutent 0,125$ pour la Sûreté du Québec et 0,04$ pour la protection Incendie, pour un total de 0,58$ (0,538$ en 2009). Pour le secteur industriel, on parle de 1,27$ (1,225$ en 2009).
Au total, le budget de Sutton s'élèvera à 8 602 080$, un bond de 4% par rapport à 2009.
En jetant un oeil au document, des hausses considérables sautent aux yeux concernant les dépenses liées à certains secteurs, notamment la Santé et le bien-être ("48,7%), le Développement économique ("54,1%) et la Culture ("43,25%).
Le maire Pelland précise toutefois qu'il s'agit là, pour l'essentiel, de changements d'affectation de certaines dépenses comptabilisées dans d'autres secteurs par le passé.
Le point Urbanisme et mise en valeur du territoire, avec une hausse de 16,6% (439 752$ en 2010), constitue cependant un investissement réel destiné à doter la municipalité d'un plan directeur d'aménagement du territoire.
«Il s'agit de la toute première étape d'un règlement d'urbanisme, ce que l'administration précédente n'a jamais réussi à faire, a indiqué Pierre Pelland. Nous sommes obligés de passer par là si on veut être capables de planifier une utilisation correcte du territoire et de bien prévoir l'étalement urbain. Mais nous sommes conscients que ce sont des dépenses substantielles.»
Dans l'ensemble, le nouveau maire de Sutton qualifie son premier budget d'honnête, et affirme qu'il ne tente pas de justifier toutes ses actions par celles de l'administration sortante.
«Nous n'avons pas tenté de tomber dans la fausse prudence, mais nous avons néanmoins ciblé ce qui était vraiment nécessaire, a-t-il résumé. Dans ce contexte, je crois que la hausse de taxes de 3,8% est assez limitée.»












