Les images ne sont pas en temps réel, mais l'effet demeure quand même saisissant. Si l'on se fie aux photos, celles-ci ont été prises vers la fin de l'été, du moins à Granby, où on a droit à une visite panoramique complète de la ville, à partir de l'intersection Dufferin/Saint-Jacques et Principale.
Mais la visite ne se limite pas qu'à Granby. Elle couvre l'ensemble du territoire desservi par La Voix de l'Est, de Frelighsburg à Acton Vale, de Bonsecours à Rougemont.
Cette incursion dans les petites villes et les campagnes est désormais plus répandue. À ses débuts en 2007, toutefois, Street View ne couvrait que cinq grandes villes des États-Unis. Sa présence est ensuite devenue tentaculaire dans une douzaine de pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie.
Comment ça fonctionne?
En allant à maps.google.ca, les internautes n'ont qu'à inscrire la municipalité de leur choix dans la fenêtre de recherche. Dans la colonne de gauche, il suffit ensuite de cliquer sur «plus d'info» puis sur «Street View». En glissant Pegman, le petit personnage jaune, dans les rues et les routes, à l'aide de la souris, il est alors possible d'aller partout et de voir de façon très claire les maisons, les voitures stationnées, et même les gens...
Au moyen de flèches, on obtient des vues de 360°, avec la possibilité de zoomer sur les éléments de l'image.
Bonne nouvelle cependant: les visages et les plaques d'immatriculation sont volontairement brouillés. Il n'est pas exclu cependant que vous vous y reconnaissiez au passage. Avouons-le: la confidentialité en prend pour son rhume.
Au total, des millions de photos ont été prises pour montrer le monde (ou du moins certaines parties) sous toutes ses coutures. Celles-ci sont captées à l'aide de modules intégrant neuf caméras multi-directionnelles. Ces modules sont ensuite installés sur le toit de petites voitures qui sillonnent les villes et les campagnes. Pour visiter les endroits moins accessibles, comme les pistes cyclables par exemple, Google utilise également des tricycles. Chaque véhicule est aussi muni d'un GPS pour le positionnement satellite et des scanners laser.
Pourquoi?
En créant cette application, Google y voyait maintes utilités. Montrer aux gens où vous habitez, aller visiter votre prochaine destination vacances, savoir à l'avance de quoi aura l'air votre trajet routier, scruter à la loupe le quartier où se trouve une maison qui vous intéresse, et même connaître dans tous ses détails les alentours d'un commerce. Un exemple? Vous pouvez maintenant aller voir s'il y a une case de stationnement pour handicapé à proximité!
Chez Commerce et Tourisme Granby et région, la commissaire au tourisme Sylvie Vandal avoue qu'elle n'est pas encore allée voir Google Street View. Elle considère toutefois l'application comme une «très bonne nouvelle». «On pourrait l'ajouter à nos outils promotionnels. Je vais demander à notre webmestre de mettre un hyperlien sur notre site. Au plan marketing, on s'en va de plus en plus vers le web», observe-t-elle.
Alain Larouche, le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, n'a pas non plus eu l'occasion d'aller fureter sur Street View, mais il voit là un atout supplémentaire pour la promotion touristique. L'application sera ajoutée à coup sûr au nouveau site internet que l'organisme mettra en ligne en avril. «Ça rend notre destination encore plus accessible, car les gens utilisent de plus en plus internet. Et on veut participer à ce grand buzz mondial.»











