Or il existe une autre arène, politique celle-là, où les bourdes se font tout aussi nombreuses. Et parmi les contributeurs au corpus des phrases les plus colorées lancées à l'Assemblée nationale se trouve nul autre que le député de Shefford, François Bonnardel.
Celui-ci profite même d'une section qui lui est expressément consacrée sur le blogue Maux et mots de la politique d'Antoine Robitaille, journaliste au quotidien montréalais Le Devoir, qui s'intéresse, justement, au langage des politiciens.
«Mon blogue fonctionne un peu comme l'Ordre national du Québec: on peut y être ami, grand ami ou encore avoir sa catégorie», a expliqué M. Robitaille au bout du fil hier.
«Alors quand quelqu'un est rendu à se voir attribuer une catégorie, c'est qu'il fournit beaucoup de matériel!»
C'est qu'elles sont nombreuses, les bonnardelleries. D'envolées tellement compliquées et imprécises qu'elles deviennent incompréhensibles aux simples maladresses («pelleter sur les familles», «mettre le gouvernement les culottes à terre», «se réduire la ceinture», etc.), les exemples ne manquent pas.
Les détails dans l'édition de mardi.











