Ce sont de nouvelles fondations dont l'industrie a besoin pour tenir compte des réalités économiques, estime M. Vincent. Depuis 2006, note-t-il, les producteurs font face à une chute des prix, à l'augmentation du prix du grain (nourriture pour leurs animaux), à l'appréciation du dollar canadien et à la vive concurrence des produits importés des États-Unis. L'épidémie de la grippe A (H1N1) a également eu pour effet d'éloigner les consommateurs des produits du porc, ajoute M. Vincent. Et dernière tuile en lice: les règles pour participer au programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) de la Financière agricole ont été revues. Ce programme vise à garantir un revenu annuel net aux entreprises agricoles du Québec.
Tous ces facteurs additionnés expliquent la dèche dans laquelle est plongée l'industrie. Plusieurs producteurs «sont dans le rouge, s'endettent pour passer à travers», soutient M. Vincent. «C'est une crise mondiale. C'est sans précédent; on n'a jamais vu ça.»
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