Une histoire d'amour hors de l'ordinaire

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Vincent et Cynthia, parents de Trisan et Alice.... (Janick Marois)

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Vincent et Cynthia, parents de Trisan et Alice.

Janick Marois

Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Farnham) Tout a commencé avec Alice. La petite fille attendue et espérée réservait une bien grande surprise à ses parents : elle était trisomique. Après avoir encaissé le choc, les résidants de Farnham sont tombés en amour avec leur petite chouette et accepté sa différence. C'est tellement vrai qu'ils viennent d'adopter un bébé québécois âgé d'un mois et demi, abandonné à la naissance parce qu'il était trisomique lui aussi. Et la maman est enceinte d'un troisième enfant. Les parents ont gentiment accepté de nous raconter leur histoire d'amour hors de l'ordinaire à l'occasion de la fête des Mères.

Alice a 13 mois, de beaux grands yeux expressifs et un sourire illumine son visage presque en permanence. Ce que cette petite ignore, c'est à quel point son arrivée a chamboulé la vie de ses parents. Pour le mieux !

 

Alice est trisomique. C'est à la naissance que ses parents Cynthia Millette, alors âgée de 24 ans, et Vincent Boulanger, 26 ans, ont appris que la petite avait un chromosome en trop. Comme tous les autres enfants trisomiques, Alice est atteinte de déficience intellectuelle.

La nouvelle était complètement inattendue, surtout compte tenu de l'âge de la mère. La prévalence de la trisomie 21 est d'une naissance sur 1500 lorsque la maman a 20 ans, mais d'une sur 100 lorsqu'elle est âgée de 40 ans.

Et rien ne laissait présager que la petite fille qu'elle portait serait trisomique. L'examen de clarté nucale qu'elle avait subi, une échographie qui mesure le risque d'anomalies génétiques, était normal. Le couple avait toutefois jeté le test sanguin qui l'accompagne, parce qu'il avait décidé que la grossesse suivrait son cours quoi qu'il arrive. Après trois fausses couches, Cynthia allait enfin être mère et Vincent, papa. Et c'était une très, très bonne nouvelle !

Un choc

La naissance d'Alice a toutefois été un choc pour Vincent. « Quand elle est née, elle était plus petite, ses yeux étaient bridés. Quand j'ai vu le regard du médecin, il n'avait pas besoin de mots, j'ai su que c'était ça. C'est comme si le ciel m'était tombé sur la tête. C'était comme si on prévoyait faire un voyage en Europe, mais qu'on était atterris en Afrique. L'Afrique, c'est joli, mais ça prend du temps à l'apprivoiser. Dans les premiers instants, ça a été difficile «, avoue-t-il.

« Pour moi, c'était la fin du monde, poursuit-il. Je prenais ça comme une fatalité. «

« La naissance d'Alice a été comme des montages russes, ajoute le papa. Dans les heures qui ont suivi, elle était en détresse respiratoire et elle a dû être transférée à l'hôpital Sainte-Justine. On nous l'a enlevée des bras. Elle était devenue mauve «, raconte-t-il.

L'article complet dans l'édition d'aujourd'hui.

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