Pas moins de 448hectares de forêt supplémentaires sont désormais protégés dans cette zone, et 600 dans tout Brome-Missisquoi, a annoncé hier le premier ministre Jean Charest lors d'un point de presse à l'Auberge West Brome, devant le gratin local.
Des terrains ont aussi été acquis à Bolton-Est et à Potton «grâce à la contribution généreuse de propriétaires», a dit M. Charest. Il s'agit d'un investissement de 1,5 million$.
«C'est un pas de géant dans la région», a affirmé la ministre de l'Environnement Line Beauchamp, ajoutant que «c'est ici (dans Brome-Missisquoi) qu'on a les plus belles avancées» en termes d'aires protégées.
En effet, les acquisitions annoncées hier portent à 6000hectares la surface d'aires protégées entre l'État du Vermont et le mont Orford. Cet espace, où «la majorité des arbres ont plus de 90 ans», permettra «aux animaux de mieux vivre», a dit Mme Beauchamp.
Présent lui aussi au point de presse, le député Pierre Paradis a renchéri en disant que Brome- Missisquoi est «l'un des plus beaux territoires au monde», qui lui a fait un peu penser à l'Irlande, la «terre des ancêtres» (maternels) de M. Charest. Le premier ministre a chichement ri à cette remarque.
Huit pour cent des terres québécoises sont désormais protégés. M. Charest a dit souhaiter se rendre à 12% d'ici 2015 «en allant davantage dans les zones urbanisées».
Corridor appalachien
On rêve même d'un corridor appalachien qui relierait la Gaspésie aux montagnes vertes du Vermont. Deux des propriétés récemment achetées sont d'ailleurs à cheval entre l'État du Vermont et Brome-Missisquoi.
Mais c'est loin d'être fait. Chaque lopin de terre privé, s'il n'est pas donné, est acquis au prix de longues négociations. L'une d'elles dure depuis 15 ans, a cité en exemple Nathalie Zinger, vice- présidente de l'organisme Conservation de la nature, qui a chapeauté les acquisitions.
Et quand ces négociations aboutissent, «ce n'est jamais à un coût qui dépasse la valeur marchande», a souligné Mme Zinger. Dans les monts Sutton, c'est sept terrains qui ont été récemment acquis et deux qui ont été donnés.
«Le succès, c'est que les gens s'approprient ce territoire, qu'ils en profitent», a dit Mme Zinger. Les achats de terrains faits par Conservation de la nature sont financés aux deux tiers par Québec et Ottawa.












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