Base militaire de Farnham : cent ans d'histoire

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Une base militaire érigée au milieu de la forêt, protégée par une... (Photo Alain Dion)

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Photo Alain Dion

Karine Blanchard

Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Farnham) Une base militaire érigée au milieu de la forêt, protégée par une barrière à l'entrée principale, du fil barbelé et des dizaines de soldats. Des tirs, des explosions et de la fumée envahissent soudainement le camp. Cette scène n'est pas tirée d'un film d'action, mais plutôt d'une attaque finale dont les recrues en entraînement au camp de Farnham ont été victimes.

Entre 5000 et 5500 recrues des Forces canadiennes sont entraînées annuellement à Farnham. Durant leur formation initiale variant de 11 à 14 semaines, ils séjournent trois semaines à ce camp pour mettre en application les notions enseignées à la base de Saint-Jean-sur-Richelieu, dont l'attaque finale.

«C'est un peu comme ce qu'on pourrait voir en Afghanistan, explique le capitaine Côté, commandant adjoint de la division avancée appartenant à l'école de leadership et des recrues des Forces canadiennes. C'est leur exercice final et c'est un peu comme l'apogée.»

Le scénario

Pendant près d'une semaine, 59 recrues et huit instructeurs sont installés sur la base avancée Ortona. Un poste d'observation trône au centre du campement militaire où est accroché un drapeau canadien en berne. La base est protégée par des clôtures en barbelés et surtout, des recrues armées.

Trois membres de l'armée Westlandaise surgissent sans prévenir à bord d'un camion. Le chef s'adresse au commandant du camp canadien et lui demande de quitter, à défaut de quoi ses hommes mourront. Un scénario fictif qui n'est pas annoncé aux recrues.

«Je t'offre la première option de prendre ton monde, tes troupes, tes cochonneries et tu quittes mon pays et je t'épargne. Si tu décides de rester, le ciel va te tomber sur la tête», lance le commandant Westlandais.

Après une discussion plutôt agressive, le commandant canadien annonce qu'il est sur le camp pour y rester et l'ennemi quitte en promettant de revenir. Quelques minutes s'écoulent dans le calme. Soudainement, le camp est attaqué de tout bord, tout côté.

La scène est plus que réaliste. Les recrues tirent en direction de la bande rivale et des grenades fumigènes sont lancées. Le bruit assourdissant des explosions résonne dans le camp. La fumée obstrue de plus en plus la vision. On sent la tension monter d'un cran.

Après quelques minutes, le calme est de retour. Les recrues observent attentivement les environs pour s'assurer que l'ennemi est bel et bien disparu. Une patrouille est organisée pour vérifier, à l'extérieur du camp, si la menace est derrière les troupes. C'est le cas. La simulation est terminée.

Lorsque la formation des recrues est terminée, les militaires s'inscrivent dans la spécialité qu'ils ont choisi d'exercer au sein de l'armée, comme l'infanterie par exemple, et reçoivent l'enseignement approprié.

Une immense base d'entraînement

En plus de la base Ortona, le camp militaire de Farnham offre plusieurs sites aux recrues sur son terrain d'une superficie de 1961hectares, dont un champ de grenades, une chambre à gaz pour y tester les masques de protection, un site de course à obstacles, une traverse maritime, une tour de rappel et trois champs de tir.


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