Un constat alarmant

Patrick Drogui de l'INRS a indiqué que les... (Photo Marc Gendron)

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Patrick Drogui de l'INRS a indiqué que les usines de traitement d'eau potable sont pour la plupart incapables d'éliminer les cyanotoxines et le phosphore.

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Marc Gendron
La Voix de l'Est

(Québec) Les usines de traitement d'eau potable seraient inefficaces contre les cyanotoxines des algues bleu-vert et tout aussi perméables au phosphore qu'elles rejetteraient en trop grande quantité dans l'environnement.

C'est le constat d'alarme qu'ont fait les représentants de l'Institut national de recherche scientifique (INRS), hier, lors de la seconde journée des consultations sur la situation des lacs au Québec en regard des cyanobactéries, à la salle des Premiers ministres de l'Assemblée nationale.

Dans son mémoire, l'INRS mentionne que les effluents des usines d'épuration contiennent pour la plupart une quantité «non négligeable de polluants organiques, inorganiques et bactériens, en partie causée par une insuffisance de traitement et un sous-dimensionnement de ces installations.

Le phénomène serait d'ailleurs amplifié dans le cas de petites usines où, en cas de précipitations abondantes, un phénomène de «surverse», c'est-à-dire un rejet d'eau non traitée directement dans l'environnement, pourrait avoir lieu.

«Il faudrait ajouter une étape de traitement tertiaire, mentionne Patrick Drogui de l'INRS. Il nous arrive parfois de mesurer une concentration de 10 milligrammes de phosphore par litre d'eau alors que les normes du ministère de l'Environnement imposent une limite de 1 mg par litre.»

La suite à lire dans l'édition de jeudi

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