«Je ne veux pas parler au nom de ma soeur, mais je voudrais avoir le choix qu'elle n'a pas eu. Elle ne méritait pas de vivre les dix derniers jours qu'elle a connus, dont trois ont été particulièrement pénibles. Ma soeur a reçu des soins extraordinaires à la Maison Diapason, des soins cinq étoiles que tout le monde n'aura pas la chance d'avoir, et malgré ça, ses derniers jours ont été très difficiles. Ce n'est pas une vie d'être couchée sur le dos, dans une immobilité pathétique. Ce n'est pas humain. On assume que les gens ne souffrent pas sous sédation profonde, mais on ne sait pas réellement ce qui se passe dans leur tête. Personne n'est revenu pour nous dire que l'on ne souffre pas. La fatalité reste là, on ne fait qu'étirer la fin de vie.»
C'est pendant ces dix journées que Carl Mawn a su qu'il livrerait un combat en faveur du suicide assisté. Et son discours est clair, c'est celui du libre choix.
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