Des installations sept fois plus grandes

«C'est majeur comme agrandissement», dit Marc-Antoine Lasnier des... (photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

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«C'est majeur comme agrandissement», dit Marc-Antoine Lasnier des Vergers de la colline. L'entreprise poura entre autres se concentrer sur l'exportation de son produit-phare: le cidre.

photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

Stéphane Champagne

Stéphane Champagne
La Voix de l'Est

(Sainte-Cécile-de-Milton) L'entreprise Les Vergers de la colline voit grand. D'ici la fin de 2010, elle aura multiplié par sept la grandeur de ses installations à l'angle de la route 137 et du 3e rang, à Sainte-Cécile-de-Milton. Résultat, le pomiculteur et fabricant de produits agroalimentaires pourra entre autres se concentrer sur l'exportation de son produit-phare: le cidre.

Pour Marc-Antoine Lasnier, en charge de la production des cidres, des jus et des moûts de pomme, cet agrandissement est une excellente nouvelle. «Surtout que mes parents, Michel et Josée (principaux actionnaires de la PME), s'impliquent à fond dans le projet alors qu'ils pourraient songer à leur retraite et ne pas s'y intéresser», dit-il.

 

Comme la PME s'en va en appel d'offres, le jeune homme préfère taire le montant des investissements requis. «Mais c'est majeur comme agrandissement», dit le cidriculteur de 31 ans.

Les installations actuelles seront agrandies par l'arrière. La superficie de la boutique et des cuisines va tripler. L'espace de production pour les cidres va être multiplié par huit. Un petit bistro sera également ajouté. Si tout va bien, la première phase des travaux devrait commencer en mai, raconte Marc-Antoine Lasnier en nous montrant les différents plans architecturaux.

Faire jaser

Pour les gens de la région et les visiteurs de passage à Sainte-Cécile, Les Vergers de la colline est cet immense verger de 125 acres (parmi les 10 grands du Québec, dit-on) où il y a de l'autocueillette, de même qu'une boutique où l'on vend différents produits du terroir: pâtés, tartes, muffins, cretons, fèves au lard, confitures, etc. Mais c'est avec sa dizaine de produits liquides (alcoolisés ou non) que la PME commence à faire parler d'elle un peu partout au Québec.

Lors de la troisième édition du Mondial du cidre de glace SAQ, tenu à Rougemont en février dernier, Les Vergers de la colline a remporté une médaille d'argent pour son cidre de glace Le Glacé. La PME produit trois cidres de glace différents, une mistelle (mélange de moût de pomme et d'alcool), quatre cidres (dont un mousseux), de même que deux moûts de pomme sans alcool.

Place à la croissance

Les produits liquides, avec une production de 42 000 litres par année, représentent à peine 30% du volume d'affaires de l'entreprise. Marc-Antoine Lasnier souhaite augmenter cette part à 50%. Les ventes de la PME se font uniquement au Québec. «Il y a encore beaucoup de place à la croissance au Québec et au Canada. Par année, il se consomme 0,4 litre de cidre par personne, contre 83 litres de bière», illustre celui qui a obtenu un diplôme collégial en gestion et exploitation d'une entreprise agricole à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Fait intéressant: Les Vergers de la colline ne consacre que 5% de sa production de pommes à la fabrication de produits liquides. Ce n'est donc pas demain qu'elle va manquer de matière première. Les 95% résiduels sont utilisés par Josée, la mère de Marc-Antoine, laquelle est en charge de la boutique et de la production des aliments solides (tartes, pâtés, etc.), mais surtout par Michel, le paternel, qui est courtier en pommes et qui vend sa production à des emballeurs.

La PME entend exporter ses produits à court terme. Contrairement à bien d'autres cidriculteurs québécois, Marc-Antoine Lasnier n'est pas pressé d'exporter ses cidres de glace. Il préfère attendre que le précieux nectar jouisse d'une plus grande notoriété. De plus, il aimerait faire équipe avec d'autres producteurs de cidres de glace afin d'avoir une meilleure force de frappe à l'étranger, notamment en Asie et en Europe.

Le jeune entrepreneur concentre plutôt ses énergies sur le marché nord-américain. Marc-Antoine Lasnier misera, dit-il, «sur un créneau qui n'est pas encore exploité».

«Mais je préfère ne pas trop en parler pour le moment», ajoute-t-il, sibyllin.

«À cause de l'élargissement de la route 137 (NDLR: une route provinciale particulièrement dangereuse), on aurait peut-être été obligés de déménager. Nous avons été dans l'incertitude pendant cinq ans. Mais ce n'est plus cas. Et on en très heureux», explique celui qui représente la quatrième génération de Lasnier dans le monde de la pomme à Sainte-Cécile-de-Milton.

 

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