Oui, de façon générale, j'ai aimé mon festival. Il y a eu des moments forts, il y a eu des moments faibles mais, au final, on a eu droit à un beau 40e anniversaire. Pas un formidable, mais un beau 40e.
La grande finale, présentée samedi, a clôturé l'événement en beauté. Il y avait de l'électricité dans l'air, il y avait du talent et de l'émotion sur scène. Un peu comme lors de la première soirée de demi-finales, alors qu'Isabelle Boulay était l'invitée.
La victoire de Guillaume Gagnon en a étonné plusieurs. Le bonhomme a du talent, mais ce qu'il propose n'amène rien de neuf aux yeux de certains. Mais avant d'affirmer qu'il n'ira nulle part, laissons la chance au coureur. Car ce ne sont pas toujours ceux qui réinventent la roue qui ont les plus belles carrières. Et des Jean Leloup et des Pierre Lapointe, il n'en passe effectivement pas à tous les ans.
La qualité de la cuvée 2008, on l'écrivait il y a une semaine, était inégale. On a trippé fort sur certains artistes et on s'est demandé ce que d'autres faisaient là. Mais vous allez assurément entendre parler de Casabon et de Violett Pi, ceux qui ont ébranlé le plus l'auteur de ces lignes cette année.
Voilà pour l'élément concours du festival. Mais il y avait le reste et le reste, en cette année de grandes célébrations, prenaient beaucoup de place.
Les spectacles présentés à l'extérieur du Palace nous ont aussi permis de passer d'agréables moments. Et heureusement, les gens ont fini par embarquer pour vrai. En fait - et comme on le disait hier -, les excellentes foules à Bêtes de scène, à la soirée retrouvailles et à Vincent Vallières ont sauvé la mise.
Car si Pierre Fortier s'était fié uniquement sur les assistances enregistrées lors du premier week-end sous le chapiteau, il se poserait probablement de grosses questions à savoir si ça vaut la peine de mettre des heures et des heures dans la préparation d'une programmation "off festival".
Mais au lieu de ça, il sait que ça vaut le coup de continuer. Dans une formule plus modeste, ou plutôt, plus fignolée. Non, un artiste inconnu en spectacle au beau milieu de l'après-midi, Festival de la chanson ou pas, ce n'est pas gagnant. Faudra s'en souvenir.
Le festival n'a pas réussi, par ailleurs, à attirer les Granbyens dans la rue. Au point où on n'a même pas pris la peine de fermer la Principale lors du dernier week-end. L'idée n'était pas mauvaise, mais on s'est planté, point.
Ce 40e Festival de la chanson a été fait de bons et de moins bons coups, de bons et de moins bons moments. En bout de ligne, le positif l'a cependant emporté sur le négatif. Et c'est tant mieux.
Mon moment préféré? Encore et toujours, la performance de Cabrel lors du show de la Résidence internationale. Tellement bon.
Pierre Fortier et son équipe vont maintenant faire le bilan du 40e anniversaire. Puis, ils devront préparer le 41e festival, qui aura lieu du 9 au 19 septembre 2009. Et comme le directeur général affirme que l'événement ne reviendra pas en arrière, qu'il doit s'imposer comme une véritable fête de la chanson, il devra se mettre rapidement à l'ouvrage.
Le festival a pris un nouveau tournant, il a fait un grand pas en avant. Et les attentes, à partir de maintenant, ne seront que plus grandes.











