La Ligue nationale d'improvisation débarque au Palace, ce soir, avec un match du calendrier régulier opposant les Jaunes aux Rouges. Luc Senay, qui a le sigle de la LNI tatoué sur le coeur, porte les couleurs des Jaunes.
Non, la LNI n'a plus la même visibilité depuis que ses matches ne sont plus présentés à la télé. En sortant des salles de Montréal, ses dirigeants espèrent joindre un nouveau public. L'Assomption et Gatineau ont précédemment accueilli des matches.
«Une belle initiative, lance Luc Senay. Les salles étaient pleines à L'Assomption et à Gatineau et j'espère qu'il y aura beaucoup de monde chez nous. J'ai hâte de jouer devant mes amis.»
Réal Bossé joue pour les Jaunes. François-Étienne Paré fait partie de l'équipe des Rouges, qui est dirigée par Alexis Martin.
Dans 39 pays
Luc Senay, on le sait, est intimement lié à LNI. Il participe aux activités de la ligue depuis 22 ans et il a maintes fois représenté le circuit à l'extérieur du pays. Récemment, il est allé enseigner aux Africains comment improviser.
«Lorsque Robert Gravel et Yvon Leduc ont imaginé le concept, en 1977, ils ne s'imaginaient certainement pas qu'on improviserait dans près d'une quarantaine de pays dans les années 2000, mentionne-t-il. Surtout qu'ils avaient imaginé un événement qui allait durer quatre jours!»
Le concept de Gravel et de Leduc a fait des petits. Au Québec, on improvise dans toutes les écoles. De belles carrières de comédiens sont nées dans nos classes grâce à l'impro.
«Une nouvelle génération de fans a aussi vu le jour dans les écoles, ajoute Luc Senay. Bien des jeunes ne savent pas d'où vient l'impro, mais ils s'amusent, ils aiment ça et c'est ça, l'important.»
Le vétéran comédien compare le succès de l'improvisation à celui du... soccer.
«Les jeunes jouent tous au soccer parce que c'est un sport qui ne coûte rien, ou presque, à pratiquer. Ça prend un ballon et une paire de souliers de course, c'est tout. C'est pareil pour l'impro. Tout ce que ça prend pour jouer, c'est quelques joueurs.»
Et l'improvisation a été bonne pour Luc Senay. «J'ai fait le tour du monde grâce à l'impro. Je me considère vraiment privilégié.»
Dans Dédé
Impossible de jaser à Luc Senay sans lui demander de nous parler de ses projets. Et des projets, il en a toujours.
«J'ai un petit rôle dans Dédé à travers les brumes et je vais jouer dans De père en flic, qui mettra en vedettes Michel Côté et Louis-José Houde, explique-t-il. Ce ne sont pas toujours des gros trucs, mais je suis toujours là...»
Il est toujours là, oui. Et ce soir, au Palace, il va se livrer à sa grande passion: improviser.
Il reste des billets en masse, paraît-il.











