Un apport important au Festival de Knowlton

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Un apport important au Festival de Knowlton

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Le professeur Bruno Cagli (à droite) est un bon ami de Kent Nagano. Des échanges d'idées entre les deux hommes est né un festival mettant à l'honneur musique classique et paysages champêtres.

photo stéphanie Mantha, archives La Voix de l'Est

Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(lac-Brome) Depuis la création du Festival Bel canto, l'été dernier, et encore cette année, avec le Festival de Knowlton, on entend souvent parler d'une collaboration avec l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Rome. Mais en quoi consiste cette fameuse collaboration exactement?

«D'abord, elle existe dans la présence des jeunes chanteurs qui font un concert avec l'Orchestre du Festival sous la direction du chef Carlo Rizzari», répond l'éminent professeur Bruno Cagli.

 

Voilà d'ailleurs un autre nom que l'on voit souvent passer dans la littérature et les discussions autour du Festival de Knowlton et qu'on connaît très peu. M. Gagli a un parcours des plus impressionnants. Écrivain, musicologue et professeur, il a été président de l'Académie Sainte-Cécile de Rome, une des plus anciennes institutions musicales dans le monde, de 1990 à 1998. Il a repris cette fonction en 2003 et l'occupe toujours, en plus d'être le président de l'Istituto italiano per la Storia della Musica (Institut italien pour l'Histoire de la musique).

C'est également un grand ami de Kent Nagano, et c'est probablement ce qui l'a amené au Canada pour la première fois l'an dernier et l'a fait revenir cette année.

Car cette collaboration dont on parlait, elle se situe d'abord et avant tout dans l'échange d'idées, dit M. Cagli. «J'ai toujours beaucoup d'idées à tous les jours. C'est en en parlant avec maestro Nagano, en échangeant avec lui que l'idée d'un tel festival est née.»

L'idée de transformer quelque peu la formule du festival pour arriver à un résultat un peu moins bel canto et un peu plus symphonique ne vient toutefois pas de lui. Et on sent qu'il en éprouve peut-être un certain regret.

«Je comprends que pour un festival, c'est bien que l'attention ne soit pas seulement sur le chanteur, mais aussi sur l'orchestre. Mais le bel canto, ce n'est pas seulement le chanteur. C'est un style qui permet d'aller chercher les sonorités qui existaient vraiment à l'époque des grands compositeurs, un son plus léger, moins orchestral, qui permettait un rapport plus direct avec le chanteur», raconte le professeur.

Il est néanmoins très heureux d'être à Knowlton pour une deuxième année consécutive. «L'an dernier, j'ai vu un public très intéressé, il y a eu beaucoup de réponse», mentionne-t-il.

Il s'étonne encore de voir, ici comme en Italie, «un grand intérêt de la part des jeunes», et déplore de ne pas avoir «beaucoup de collaboration de la part des médias» en ce sens.

Le professeur Bruno Cagli animera une classe de maître de bel canto demain matin, à 11h, à l'Ancienne église de West Brome. Il participera également à une causerie dimanche et lundi avant les concerts. Lundi, les chanteurs de l'Académie Sainte-Cécile seront en concert avec l'Orchestre du Festival, dirigée par Carlo Rizzari dans une programmation Bel Canto.

 

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