«Il n'y a pas qu'un sens à donner à mon film, a expliqué le réalisateur de La Forêt d'os, quelques instants après sa première présentation, samedi, lors du lancement de la saison du 3e Impérial. Le film veut plutôt évoquer des choses chez le spectateur.»
Stéphane Gilot dit avoir été frappé par la proximité entre le centre-ville de Granby et la forêt, par la mixité de son caractère à la fois urbain et forestier.
«C'est très particulier, cette présence de forêt presque jusqu'au coeur de la ville, dit-il. On dirait une langue de forêt qui plonge dans la ville.»
Quant à l'esprit fantastique du film, qui a été librement inspiré de l'effondrement du pont de la rue Mountain en 1869, il dit surtout le tenir de l'architecture et de l'histoire de la ville.
«Beaucoup d'immeubles datent du 19e siècle. C'était l'âge d'or du spiritisme, avant que l'on arrive à tout expliquer grâce à la science. Quand on se rend en forêt, on retrouve cet esprit, un état où tout peut nous surprendre.»
Dualité
La trame sonore, qui consiste uniquement en un texte chuchoté en espagnol, ne sert qu'à donner une aura de mysticisme au court métrage de 12 minutes.
«Encore là, la dualité de Granby m'a inspiré, dit-il. Les premières années de la ville ont été marquées par l'opposition du français à l'anglais. J'ai donc choisi de trancher en optant pour une autre langue. De cette façon, les spectateurs ne cherchent pas à comprendre ce qui se dit.»
Une installation intégrant des éléments ayant servi au tournage du film, ainsi que la vidéo de La Forêt d'os seront présentées à la bibliothèque Paul-O.-Trépanier jusqu'au 14 décembre.
Programmation
Outre l'oeuvre de Stéphane Gilot, le 3e Impérial présentera les créations d'autres artistes au cours de la saison à venir.
Des créations de Patrick Bérubé, de Véronique Malo, d'Ani Deschênes, de Victoria Stanton et de Douglas Scholes sont entre autres au menu.
La programmation complète du 3e Impérial est disponible au www.3e-imperial.org.











