Avec Noémie: le secret, Frédérick d'Amours (À vos marques, party!) a délaissé son public d'adolescents pour celui des enfants. Le résultat reste toutefois le même, c'est-à-dire une réalisation qui fait le travail, ni plus, ni moins.
Mais il faut concéder que dans les deux cas, il est très difficile de réinventer le style. Un film pour enfants ne sera jamais classé parmi les chefs-d'oeuvre cinématographiques, pas plus qu'il ne tombera dans la catégorie des pires navets.
Comme on pouvait s'y attendre, Noémie: le secret reste donc un bon p'tit film familial qui permet de passer un bon moment, sans plus, mais de toute façon, l'objectif ne visait pas plus loin.
Pousser plus loin
Mais si nous, on veut pousser plus loin, on pourrait souligner l'excellent jeu de la jeune Camille Felton, l'interprète de Noémie, qui avait déjà acquis quelques expériences devant la caméra dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin et Chroniques d'une mère indigne et qu'on verra bientôt dans le rôle de la célèbre Aurélie Laflamme.
Les gros plans de caméra et il y en avait plusieurs ont témoigné tout au long du film de l'émotion que Camille Felton fait passer avec brio sur son joli minois. Le comble est atteint lorsqu'on la voit fondre en larmes derrière une ambulance qui emmène Mme Lumbago (Rita Lafontaine) à l'hôpital.
On pourrait également relever la façon dont le thème des parents absents a été abordé. Le point de vue des enfants y est bien sûr présenté à travers les yeux de la petite Noémie le «moi aussi je t'aime» qu'elle lance au répondeur en guise de réponse à sa mère qui lui avait laissé un message pour annuler leur souper au restaurant est des plus touchants.
Mais on voit également la réaction des parents quand ils se rendent compte qu'ils ne connaissent pas leur fille, notamment en apprenant le nom du jeu préféré de Noémie et du coup en le voyant pour la première fois , jeu qu'elle a reçu à sa fête d'il y a deux ans.
Bref, Noémie: le secret «fait la job», comme dirait un de mes amis. Et il la fait correctement.











