L'énergie débordante d'une bête de scène

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Avec ses pantalons à paillettes dorées, ses tatouages... (photo Stéphanie Mantha)

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Avec ses pantalons à paillettes dorées, ses tatouages et ses bottes d'armée, ses rampes où elle se promenait «pour (se) sentir comme Céline» et son rock de plus en plus assumé, Maire-Mai a encore une fois affirmé qu'elle est bel et bien le meilleur de ce qui est sorti de Star Académie.

photo Stéphanie Mantha

Marie-Ève Lambert

Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Excusez si j'ai un peu de difficulté à entamer cette critique, j'ai encore les yeux éblouis par les lumières du show de Marie-Mai. Et je m'en veux un peu de parler avant toute chose de l'éclairage, mais c'est ce qui m'a le plus frappée, hier soir, lors de la présentation du nouveau spectacle de la chanteuse aux cheveux désormais noirs de jais, son meilleur jusqu'à présent.

Non mais quel travail à ce niveau! Non que la technologie utilisée soit des plus sophistiquées, mais celui qui se trouvait derrière les consoles savait drôlement bien utiliser son matériel et innover au gré des tounes issues des trois albums de Marie-Mai.

 

Il fallait voir Do You allumer sur le pan de mur derrière elle durant Do You (évidemment!), des simili-flammèches tomber du ciel lors de son interprétation de Encore une nuit, et le nom des musiciens s'afficher au coursd de leur présentation par la chanteuse.

À moins que tout ça ait été une idée de Marie-Mai. Car cette dernière avait pris l'initiative d'assurer l'adaptation de son troisième CD, Version 3.0, pour la scène, apprenait-on dans La Voix de l'Est de samedi dernier.

Trip rock

Et force est d'admettre qu'elle avait raison de se faire confiance; elle s'est payé un méchant trip rock, hier soir. Et ça lui va comme un gant.

On le savait déjà: Marie-Mai est une bête de scène. En fait, j'irais même à dire qu'elle est tout le contraire d'Annie Villeneuve (pour ceux et celles qui ont lu la critique de son spectacle parue dans La Voix de l'Est en décembre dernier). Si cette dernière est davantage une chanteuse à disque qu'une chanteuse à scène, la rockeuse, elle, en est bien davantage une de show que de CD.

Sa voix n'a rien d'exceptionnel et ses chansons sont bien moyennes, mais devant une salle presque à guichets fermés, elle sait s'y prendre. Physique, très physique même, visuelle et surtout plus que jamais rockeuse, Marie-Mai a réussi plus que jamais à contaminer la foule de son énergie débordante. Elle s'est donnée corps et âme à ses fans, dont la moitié devait être composée de jeunes adolescentes tout juste sorties du monde de l'enfance ou ayant encore un pied dedans.

Il fallait les voir s'agglutiner debout devant la scène, bras tendus dans l'espoir de pouvoir toucher ne serait-ce qu'un bout d'ongle de la chanteuse et criant comme on le faisait jadis pour les Beatles (j'exagère à peine) pour se convaincre que l'ex-blonde plaisait encore énormément.

Bref, avec ses pantalons à paillettes dorées, ses tatouages et ses bottes d'armée, ses rampes où elle se promenait «pour (se) sentir comme Céline» et son rock de plus en plus assumé, la jeune auteure-compositeure- interprète de 25 ans a encore une fois affirmé qu'elle est bel et bien le meilleur de ce qui est sorti de Star Académie.

 

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