«Écosphère a permis, depuis quatre ans, de sensibiliser au moins 25 000 personnes à l'importance de faire attention à son milieu de vie. Je réalise qu'on a un impact dans la vie des gens», soulignait, hier, Éric Ferland, directeur du Projet Écosphère, à quelques heures de la clôture de l'événement. «On a une qualité de vie au Québec, soutient M.Ferland. Il faut s'assurer de la transmettre à nos enfants, c'est pour ça que je fais ça.»
Plusieurs événements spéciaux ont marqué cette édition d'Écosphère, dont la présence de Laure Waridel, de Hugo Latulipe et de Roméo Bouchard, tous les trois reconnus pour leur prise de position en matière de développement durable et de respect de l'environnement.
Hier après-midi, Riccardo Petrella, figure emblématique de l'altermondialisme, a pris la parole devant plusieurs dizaines de personnes pour les entretenir sur l'importance de protéger nos ressources en eau potable. Il a souligné les troubles que connaîtront plusieurs régions du monde, d'ici 2050, lorsqu'elles connaîtront des pénuries d'eau.
En plus des conférences, le Projet Écosphère offrait, cette année, une riche programmation musicale. Un des moments forts de la fin de semaine aura été la performance d'Elisapie Issac, chanteuse inuk, qui a réchauffé la foule, samedi en fin de journée. Isabel Corribeau (harpiste), Al Dente (trio de jazz) et le cercle des tam-tams ont aussi offerts des prestations.
Plusieurs visiteurs rencontrés par La Voix de l'Est ont indiqué avoir apprécié leur visite à Écosphère. «Ce qui m'impressionne, c'est le haut niveau d'éveil des visiteurs. Je crois que l'avenir du Québec va passer par les leaders qui participent à cet événement», soutient Adrien Cloutier, de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Yvon St-Pierre, de Cowansville, se montrait plus cynique face à l'impact d'Écosphère. «Ça permet une certaine prise de conscience, mais je pense que ça va juste repousser l'inévitable, soit notre destruction», a-t-il laissé tomber.
Contrairement à la plupart des autres rendez-vous environnementaux québécois, le Projet Écosphère n'est pas accessible en transport en commun. «Hier, notre stationnement était plein. On est contents de notre popularité, mais on est aussi conscients de la pollution que ça provoque», explique Éric Ferland.
Pour réduire l'impact de l'événement sur la planète, les organisateurs compenseront les émissions de gaz à effet de serre en achetant des crédits de carbone.










