C'est pourtant dans cette voie que s'engagent deux candidats du Parti vert de la région - Martin Giard dans Shefford et Louise Martineau dans Brome-Missisquoi - dont la présence sous les couleurs de la formation a été officialisée dimanche par le chef Guy Rainville.
Cette économie, les candidats l'apprêtent à différentes sauces. Pendant que le premier, enseignant de formation aujourd'hui commis d'épicerie, retient surtout la transformation des matières recyclables comme élément à prioriser, la seconde, professeure suppléante au secondaire, dépeint ni plus ni moins qu'un système à réinventer.
"À qui sert notre économie à l'heure actuelle? Certainement pas aux Québécois! lance celle qui avait tenté sa chance sous la bannière verte fédérale en 2004. Alors avant que la poignée de gens au pouvoir ne vendent tout ce qui reste chez nous, il faut défendre le bien commun. Et pour y arriver, on ne peut pas passer à côté de l'environnement."
"Le dossier des matières résiduelles constitue tout un défi et comme député vert, c'est un dossier qui me touche particulièrement, enchaîne Martin Giard. Je pense notamment aux entreprises de la région qui ne recyclent que 20 % de leurs déchets, alors que ça pourrait monter à 60 % et même plus. Il y a donc toute une infrastructure qui est encore à bâtir de ce côté, et ça, ça veut dire des emplois. Sans compter que les matières comme le plastique et le métal recyclés ont une valeur. Alors non, il n'y a pas de solution miracle, mais il y a certainement une économie à développer là."
Évidemment, à ces éléments s'ajoutent pour ces deux candidats les thèmes plus classiques du parti comme la conservation des milieux naturels, la recherche de nouvelles énergies et la sauvegarde de l'eau potable, pour n'en nommer que quelques-uns. Mme Martineau compte en outre mettre un accent marqué sur une agriculture dite "à l'échelle humaine" plutôt qu'une agriculture industrielle.
Pas qu'écolo...
De fait, la cohabitation des sujets environnementaux et des enjeux traditionnels comme les finances, la santé ou l'éducation, par exemple, constitue encore et toujours le combat des verts, comme le rappelle le candidat dans Johnson, Pierre-Olivier Jetté.
"Notre défi constant demeure d'expliquer à la population que nous ne sommes pas que des environnementalistes, explique cet autre enseignant au secondaire. Nous désirons donc participer aux débats d'idées, mais en gardant évidemment comme toile de fond l'environnement."
S'il considère encore sa candidature trop récente pour s'avancer sur des dossiers précis, le jeune père de 26 ans affirme néanmoins que l'essor de la transformation des matières premières produites à même cette circonscription rurale constituera l'un des points qui devraient ponctuer sa campagne.
Quant à l'aspirant dans Iberville, Guy Berger, il préfère carrément s'en tenir au programme général de la formation pour l'instant.
Impliqué en politique municipale, provinciale et fédérale depuis plusieurs années, ce technicien en chauffage a été candidat indépendant aux élections canadiennes du mois dernier après avoir été ignoré par le Parti conservateur, pour lequel il travaillait depuis de nombreuses années. Il avait également été sur les rangs à l'investiture adéquiste en vue du scrutin québécois de 2006, mais on lui avait préféré André Riedl.











