«Je suis une femme d'affaires, lance d'emblée la nouvelle auteure. Tout le monde me disait que mes dessins étaient super beaux. Je me suis dit: "Pourquoi ne pas les rentabiliser?"»Cette designer de mode de formation avait toujours souhaité publier un livre pour enfants. Ce désir est devenu encore plus grand quand elle a mis au monde les deux prunelles de ses yeux: Magalie et Nelson, aujourd'hui âgés de 7 et 4 ans. «Ce sont eux qui m'inspirent le plus, dit Églantine Castéran. Ils sont créatifs, comme leur maman!»
Les livres Pictonimo, qui s'inspirent du principe du cadavre exquis, sont conçus pour les tout-petits et pour les lecteurs débutants âgés entre 2 et 10 ans. Un animal loufoque est dessiné sur chaque page, qui se divise en trois sections.
Le lecteur peut sélectionner les trois groupes de mots de son choix pour créer des phrases farfelues qui décrivent le dessin. Par exemple, en tournant les pages, on peut obtenir la phrase suivante: Un matou affectueux - fait du shopping - sur ses skis!
«Même les parents en raffolent», d'ajouter la Sherbrookoise d'origine.
Églantine Castéran, dont la tête bouillonne d'idées, travaille actuellement sur 15 projets de livres différents. «J'ai des cahiers de notes dans toutes les pièces de la maison pour noter les idées que mes enfants me donnent. J'ai aussi des filières remplies de dessins d'enfants pour m'inspirer.»
Les tomes 3 et 4 de Pictonimo devraient paraître cet automne. «J'ai du matériel pour faire au moins huit livres de dessins d'animaux, explique celle qui peint ses personnages à l'acrylique et qui les agrémente avec le logiciel Photoshop. Je prépare actuellement une autre série de Pictonimo, où je dessine des monstres pour apprendre aux enfants les nombres, les lettres et les couleurs.»
Dans les prochaines années, Églantine Castéran souhaite concilier ses trois passions: la mode, les enfants et les livres pour enfants.
En attendant de trouver le boulot idéal, elle espère que la parution des premiers tomes de Pictonimo lui feront faire le tour du monde. «Mon plus grand rêve, c'est que mon travail me permette de voyager.»











