À ma première grossesse, j'étais certaine à 99,9% que je portais une fille. Là, c'est 50, 50. Comme le bébé bouge beaucoup, je me dis que c'est sans doute un garçon.
Drôle de façon de penser, non? Il existe pourtant des garçons tranquilles et des fillettes étourdissantes...
Heureusement qu'autour de moi existent des gens qui «m'éclairent» avec leurs lanternes.
L'autre jour, en passant devant le comptoir des préposées aux petits annonces, Josée m'arrête pour «la minute d'inspection».
«Regarde-moi. Tourne. De l'autre côté maintenant.»
Pis, est-ce que j'ai un gros derrière?, que je lui ai demandé, curieuse de connaître les résultats de son «enquête».
«C'est une fille!», qu'elle me lance. Et chaque fois que je la croise dans l'escalier, elle maintient son verdict.
Sur quoi elle se base? «Mon feeling de mère!», qu'elle m'a expliqué, simplement.
Sa collègue de gauche, Michèle, croit dur comme fer que je porte un garçon. «Parce que tu le portes 'en avant'. Normalement, les filles qui attendent une fille, sont plus grosses, elles prennent du poids tout le tour de la taille.»
OK.
Comment expliquer alors que j'ai, à quelques millimètres près, la même bedaine qu'à l'époque où j'étais enceinte de ma fille et que là, ça serait un garçon?
Elle est peut-être un brin plus basse, mais c'est le deuxième: c'est-normal-qu'il-soit-plus-bas-la-place-est-faite me répètent celles qui en ont deux, pis trois.
La science basée sur les formats de bedaine, peut-on vraiment s'y fier?
C'est comme le lien entre les battements du coeur du bébé et son sexe. Est-ce que quelqu'un sait, une fois pour toutes, si, quand c'est plus haut que 140, c'est un gars ou une fille? C'est nébuleux. On dirait que personne ne s'en souvient réellement.
De toute façon, c'est une autre corrélation plus ou moins fiable. Les battements cardiaques à la minute d'un bébé varient entre 120 et 160. La moyenne est donc de 140. Mettons qu'en dessous de 140 c'est une fille et au dessus, c'est un ti-gars. Lors de notre dernier rendez-vous chez le médecin, mon bébé faisait 145. Quand c'est plus ou moins 5 autour de la moyenne: c'est mélangeant! C'est peut-être une fillette excitée de rencontrer ses parents ou un ti-boy zen.
Pas évident.
Heureusement, il y a les «spécialistes».
Vous savez, ceux qui-ne-se-trompent-jamais.
De passage à Bromont il y a quelques semaines, j'ai croisé le père d'une amie dans un dépanneur. Au terme de notre discussion, il m'a tendu sa carte d'affaire sur laquelle trône deux beaux épis de maïs et au-dessus desquels il venait d'écrire: une belle petite fille!
«C'est rare que je me trompe!», qu'il m'a confirmé. Venant d'un homme, j'ai trouvé ça charmant.
Dernièrement, au show de La Voix de l'Est, la mère d'une collègue, après m'avoir observée pendant quelques minutes, m'a lancé: «Isa, ton gars s'en vient!». Paraît que sur la question, elle ne s'est JAMAIS trompée.
Qui croire maintenant?
Juste pour vous, avant de partir, j'aurais pu me plier à diverses «recettes magiques pour connaître le sexe du bébé» du genre: faire le truc de la pendule sur ma main, lancer une cuillère de bois et regarder de quel côté elle tombe, vérifier de quelle manière je ramasse les choses au sol, analyser à la vitesse à laquelle mon poil de jambe pousse ou encore me mettre du sel sur la poitrine et attendre de voir s'il fond.
Mais non. Je ne veux pas le sawoir, je veux attendre de le woir!
Vive la surprise!
Et, rose ou bleue, ce sera la deuxième plus merveilleuse et agréable de ma vie.***
On se reparle dans un an!










